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LISNARDRRRoi · TravailFixer le temps de travail par accord dans chaque entreprise

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

L’image qui accompagnera le lien : Fixer le temps de travail par accord dans chaque entreprise : la proposition de David Lisnard
lisnard.cardsFixer le temps de travail par accord dans chaque entreprise : la proposition de David LisnardNe pas supprimer les 35 heures, mais laisser chaque entreprise fixer son temps de travail par accord avec ses salariés. Ceux qui le veulent pourraient travailler plus et être payés en conséquence.

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Roi · David Lisnard

Fixer le temps de travail par accord dans chaque entreprise

En clair

Ne pas supprimer les 35 heures, mais laisser chaque entreprise fixer son temps de travail par accord avec ses salariés. Ceux qui le veulent pourraient travailler plus et être payés en conséquence.

Pourquoi

Lisnard estime que les Français ne travaillent pas assez en volume, ce qui pèse sur le financement du modèle social. Il reproche aussi au Code du travail ses 4 000 pages, deux fois plus que le code allemand.

« Laisser les accords d’entreprise libérer le temps de travail. »
David Lisnard

Le contexte

Depuis les lois Aubry (1998 et 2000), la durée légale du travail est de 35 heures par semaine. Au-delà, les heures comptent comme heures supplémentaires et sont majorées.

Dans le détail

  1. 1Le Code du travail ne fixerait plus que les grands principes.
  2. 2Le temps de travail serait négocié entreprise par entreprise.
  3. 3Aucune obligation pour le salarié : travailler plus resterait un choix.
  4. 4Il défend cette idée au moins depuis 2023.

Ce qui fait débat

Négocier au niveau de l’entreprise apporte de la souplesse, mais place le salarié dans une position plus faible face à l’employeur qu’un accord de branche ou la loi.

Source

  • FAQ officielle : assouplir les 35 heures

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël Glucksmann

    Redonner la priorité aux accords de branche sur les accords d’entreprise

    À rebours d’un temps de travail fixé entreprise par entreprise, Place publique veut « protéger les salariés : redonner la priorité aux accords de branches professionnelles par rapport aux accords d’entreprise », et renégocier les grilles de salaires par branche lors de conférences salariales.

    Pour Place publique, « le travail est devenu une immense source de frustration chez les Français » et « il ne peut y avoir de démocratie stable et apaisée si les travailleurs ont l’impression justifiée d’être floués, exploités, maltraités ».

    Différence avec Lisnard

    Glucksmann fait l’inverse : il remonte la décision vers les branches, loin de l’atelier et du bureau, et ne dit rien de la durée du travail. Lisnard la rapproche des salariés concernés, qui négocient avec leur employeur, sans obligation pour personne. La protection, Glucksmann la cherche dans la distance ; Lisnard parie que des salariés adultes savent ce qu’ils veulent négocier.

    Rien sur les 35 heures elles-mêmes dans le projet de Place publique ni dans les débats de 2026 lus ; la mesure porte sur la hiérarchie des accords, pas sur la durée du travail.

    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier 17 « Redonner du sens et démocratiser le travail »
    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier 16 « Pour que le travail paie à nouveau »
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel Attal

    Garder les 35 heures et supprimer le plafond des heures supplémentaires

    Pas de changement de la durée légale : supprimer le plafond d’heures supplémentaires du Code du travail (220 heures par an à défaut d’accord collectif), promouvoir la semaine en quatre jours là où c’est possible, et laisser aux branches et aux entreprises tout ce qui ne relève pas d’une « Constitution du travail ».

    Selon lui, les salariés « ne veulent pas travailler moins, ils veulent travailler mieux ». En 2024, alors que Gérald Darmanin proposait d’en finir avec les 35 heures, il préférait les faire appliquer dans toute la fonction publique, ce qui « rapporterait un milliard d’euros ».

    Différence avec Lisnard

    Attal garde les 35 heures comme norme et agit à la marge : plafond d’heures supplémentaires supprimé, semaine de quatre jours encouragée. Lisnard ne supprime pas non plus les 35 heures, mais il déplace la décision là où elle se prend vraiment, dans l’entreprise, par accord avec les salariés. L’un ajuste une règle nationale, l’autre laisse chaque équipe fixer la sienne.

    • Programme 2027 : chantier « Travail & salaires »
    • Meeting de Lyon, site de campagne, 11 octobre 2026 : les mesures pour la jeunesse
    • Public Sénat, 2 octobre 2024 : fin des 35 heures proposée par Darmanin, la réponse d’Attal
    • Débat de La REF (Medef) repris sur le site de campagne, 27 août 2026
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc Mélenchon

    Revenir aux 35 heures réelles et aux 32 heures pour les métiers pénibles

    Pas de temps de travail à la carte : « rétablir les 35 heures réelles », « passer aux 32 heures dans les métiers pénibles et favoriser leur généralisation », une sixième semaine de congés payés et de nouveaux jours fériés. Le NFP voulait rétablir le « principe de faveur » face aux accords d’entreprise.

    Mélenchon rappelle qu’un salarié français travaille en moyenne 37 heures par semaine et 1 491 heures par an, et qu’un salarié sur cinq dépasse 48 heures. Pour lui, les Français travaillent déjà plus que leurs voisins européens, et l’argument de la productivité contre le temps libre ne tient pas.

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon réduit le temps de travail, 32 heures dans les métiers pénibles, sixième semaine de congés, et rétablit la primauté de la loi sur l’accord. Lisnard ne fixe rien d’en haut : chaque entreprise décide par accord, et travailler plus reste un choix du salarié, payé en conséquence. La France travaille moins en volume que ses voisins ; décréter encore moins d’heures n’a jamais financé une retraite.

    • Blog de Jean-Luc Mélenchon, 3 juin 2026 : les jours fériés et le temps de travail
    • Programme du Nouveau Front populaire (législatives 2024), PDF publié par La France insoumise
    • L’Avenir en commun (programme 2022) : chapitre « Réduire le temps de travail et faire naître une société du temps choisi »
    Jouer ce thème contre Mélenchon
  • Marine Le Pen

    Garder les 35 heures et les faire vraiment appliquer dans le public

    Ne pas toucher aux 35 heures ni aux règles du temps de travail, défiscalisation des heures supplémentaires comprise. En revanche, le plan du 6 octobre 2026 veut faire appliquer strictement les 35 heures dans la fonction publique territoriale : 1,3 milliard d’euros d’économies en fin de mandat.

    Pour le RN, les entreprises ont besoin de sécurité juridique, pas d’une nouvelle réforme du temps de travail. Il s’appuie sur les recommandations répétées de la Cour des comptes sur la durée réelle du travail dans les collectivités.

    Différence avec Lisnard

    Le Pen garde les 35 heures partout et ne touche qu’à leur application dans les collectivités. Lisnard non plus ne supprime pas les 35 heures, mais il permet à ceux qui veulent travailler plus de le faire, par accord, et d’être payés en conséquence. Le volume de travail, en France, est le vrai problème du modèle social : la sécurité juridique n’y change rien, la liberté de négocier, si.

    Le maintien des 35 heures vient du livret économique de 2022 réédité en 2024 ; leur application dans la fonction publique territoriale est dans le plan du 6 octobre 2026.

    • Acteurs publics, 6 octobre 2026 : la réforme de l’État et des collectivités au cœur des économies du RN
    • Livret « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (version 2022 rééditée en 2024)
    Jouer ce thème contre Le Pen
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité