Travail & pouvoir d’achat
Cliquez sur la carte qui gagne
LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Baisser les cotisations sociales pour augmenter le salaire net, sans augmenter ce que paie l’employeur. Lisnard avance un gain d’environ 250 € par mois pour un salaire de 2 500 €, et jusqu’à 400 € selon ses estimations les plus hautes.
En France, environ 47 € sont prélevés pour 100 € de richesse produite. Pour Lisnard, le problème du pouvoir d’achat n’est pas le manque d’aides, mais la part du salaire prélevée avant d’arriver sur la fiche de paie.
« Cotiser moins pour gagner plus. »
Entre ce qu’un salarié coûte à son entreprise et ce qu’il touche, la différence est faite de cotisations (retraite, santé, chômage…) et de CSG. Selon les chiffres qu’il cite, un salarié touche en moyenne 46 € nets pour 100 € versés par l’employeur.
Les cotisations financent la Sécurité sociale. Les baisser suppose de trouver ailleurs l’argent des retraites et de la santé, d’où le lien direct avec la baisse des dépenses.
As · Gabriel Attal
Un « choc de salaires » dès le début du mandat : réduire directement les cotisations salariales pour gagner environ 250 € nets par mois au salaire médian (2 200 €), l’équivalent d’un 13e mois. Financement « à l’euro près » par des économies sur le modèle social (retraites, assurance chômage, arrêts maladie), sans TVA sociale patronale.
Pour Attal, « l’écart entre le net et le brut est devenu un scandale français » : « un salarié touche à peine plus de la moitié de ce que verse son patron ». Il estime que la protection sociale est « payée par ceux qui travaillent » et finance de plus en plus ceux qui ne travaillent pas.
Sur le net, les deux hommes disent presque la même chose, jusqu’au chiffre de 250 €. Le financement les sépare : Attal compte sur des économies « sur le modèle social » et sur la productivité de l’IA ; Lisnard adosse la hausse aux 120 milliards réservés aux actifs dans un plan d’économies déjà réparti. Il avait d’ailleurs posé « cotiser moins pour gagner plus » avant que le « droit au brut » n’existe.
