Travail & pouvoir d’achat
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LISNARD
MÉLENCHONAs · David Lisnard
Baisser les cotisations sociales pour augmenter le salaire net, sans augmenter ce que paie l’employeur. Lisnard avance un gain d’environ 250 € par mois pour un salaire de 2 500 €, et jusqu’à 400 € selon ses estimations les plus hautes.
En France, environ 47 € sont prélevés pour 100 € de richesse produite. Pour Lisnard, le problème du pouvoir d’achat n’est pas le manque d’aides, mais la part du salaire prélevée avant d’arriver sur la fiche de paie.
« Cotiser moins pour gagner plus. »
Entre ce qu’un salarié coûte à son entreprise et ce qu’il touche, la différence est faite de cotisations (retraite, santé, chômage…) et de CSG. Selon les chiffres qu’il cite, un salarié touche en moyenne 46 € nets pour 100 € versés par l’employeur.
Les cotisations financent la Sécurité sociale. Les baisser suppose de trouver ailleurs l’argent des retraites et de la santé, d’où le lien direct avec la baisse des dépenses.
As · Jean-Luc Mélenchon
Augmenter le salaire par le haut : « Le Smic passera à 1 700 euros », a-t-il annoncé à Saint-Denis le 7 juin 2026, avec « une Sécurité sociale intégrale, gérée par ses cotisants ». Pas de baisse des cotisations : il veut revenir à « autre chose que la TVA sociale » pour financer la protection sociale.
« Il faut augmenter les salaires, il faut augmenter le Smic », a-t-il lancé aux patrons du Medef : sans hausse des salaires, la France tombera en récession selon lui. La Sécurité sociale est pour Mélenchon « un modèle » dont il veut étendre le principe, pas une charge à alléger.
Mélenchon relève le SMIC à 1 700 € par décret et ne touche pas aux cotisations : la hausse est à la charge de l’employeur, qui embauchera moins ou augmentera ses prix. Lisnard relève le net de tous les salariés en prélevant moins, 250 € à 2 500 €, sans alourdir le coût du travail d’un centime. Le premier déplace l’argent de l’entreprise vers le salarié ; le second le déplace de l’État vers le salarié.
