Travail & pouvoir d’achat
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LISNARD
LE PENAs · David Lisnard
Baisser les cotisations sociales pour augmenter le salaire net, sans augmenter ce que paie l’employeur. Lisnard avance un gain d’environ 250 € par mois pour un salaire de 2 500 €, et jusqu’à 400 € selon ses estimations les plus hautes.
En France, environ 47 € sont prélevés pour 100 € de richesse produite. Pour Lisnard, le problème du pouvoir d’achat n’est pas le manque d’aides, mais la part du salaire prélevée avant d’arriver sur la fiche de paie.
« Cotiser moins pour gagner plus. »
Entre ce qu’un salarié coûte à son entreprise et ce qu’il touche, la différence est faite de cotisations (retraite, santé, chômage…) et de CSG. Selon les chiffres qu’il cite, un salarié touche en moyenne 46 € nets pour 100 € versés par l’employeur.
Les cotisations financent la Sécurité sociale. Les baisser suppose de trouver ailleurs l’argent des retraites et de la santé, d’où le lien direct avec la baisse des dépenses.
As · Marine Le Pen
Permettre aux entreprises d’augmenter de 10 % les salaires jusqu’à trois fois le SMIC, en les exonérant de cotisations patronales sur cette hausse pendant trois à cinq ans. Pour un salarié payé 24 000 € nets par an, l’entreprise économiserait 2 100 € de cotisations.
Mesure des programmes de 2022 et 2024. Pas reprise publiquement en 2026 à notre connaissance : le plan du 6 octobre 2026 n’a pas détaillé ses 30 milliards de baisses d’impôts.
Selon Marine Le Pen, les employeurs qui voudraient augmenter leurs salariés en sont empêchés par les charges et les effets de seuil. Elle agit sur le salaire brut plutôt que sur les cotisations salariales, et maintient les aides comme la prime d’activité pendant la durée de l’exonération.
Le Pen exonère les employeurs qui augmentent de 10 % : la hausse dépend du bon vouloir de chaque patron, et la mesure date de 2022, non reprise. Lisnard agit sur ce que l’État prélève lui-même : les cotisations salariales baissent pour tous, 250 € à 2 500 €, sans attendre une décision de l’employeur. Le salaire net monte parce que l’État prend moins, pas parce qu’on espère qu’un autre donne plus.
