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LISNARDRRRoi · ProduireRemplacer les aides aux entreprises par des baisses d’impôts

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

L’image qui accompagnera le lien : Remplacer les aides aux entreprises par des baisses d’impôts : la proposition de David Lisnard
lisnard.cardsRemplacer les aides aux entreprises par des baisses d’impôts : la proposition de David LisnardCesser de subventionner les entreprises pour compenser leurs charges, et baisser directement leurs impôts et cotisations à la place. Les aides publiques aux entreprises passeraient par une revue générale.

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Roi · David LisnardÀ préciser

Remplacer les aides aux entreprises par des baisses d’impôts

En clair

Cesser de subventionner les entreprises pour compenser leurs charges, et baisser directement leurs impôts et cotisations à la place. Les aides publiques aux entreprises passeraient par une revue générale.

Les aides visées et le montant économisé n’ont pas encore été précisés.

Pourquoi

Selon Lisnard, les aides publiques aux entreprises atteignent au moins 157 milliards d’euros, réparties en plus de 2 000 dispositifs, contre environ 40 milliards au début des années 2000. Il y voit un « capitalisme de connivence » : l’État prélève d’un côté pour redistribuer de l’autre.

« Nous cesserons de subventionner les entreprises pour compenser les charges. »
David Lisnard

Le contexte

Les aides aux entreprises regroupent des subventions, des crédits d’impôt (comme le crédit d’impôt recherche) et des allègements de cotisations. Leur montant dépend beaucoup de ce qu’on y inclut : selon le périmètre retenu, les estimations vont de quelques dizaines à plus de 200 milliards d’euros par an.

Dans le détail

  1. 1Annonce faite au meeting de Saint-Raphaël, le 3 juillet 2026.
  2. 2Dès 2023, il jugeait que la diversité et la complexité des aides engendrent « une lourdeur administrative et un coût important ».
  3. 3Il cite aussi les 2 milliards d’euros versés par l’État à des cabinets de conseil.
  4. 4Ni la liste des aides supprimées ni l’économie attendue n’ont été chiffrées.

Ce qui fait débat

Une large part de ces aides est faite d’allègements de cotisations sur les bas salaires. Les supprimer sans baisse équivalente des charges renchérirait le coût du travail peu qualifié : tout dépend de l’ordre et du rythme des deux réformes.

Sources

  • FAQ officielle : les subventions aux entreprises
  • FAQ officielle : baisser les charges des entreprises

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël Glucksmann

    Réorienter les 211 milliards d’aides aux entreprises et les conditionner

    Glucksmann cite « 211 milliards de cadeaux fiscaux ou d’exonération pour les entreprises » dont « on ne sait plus à quoi servent ces fonds » : « On va les réorienter », sans baisse d’impôts en échange. Place publique veut supprimer les avantages fiscaux « inefficaces ou injustifiés » et soutenir TPE et PME.

    Pour Place publique, la désindustrialisation « est le résultat de politiques commerciales et économiques erronées, de l’absence de conditionnement des aides publiques aux entreprises, et de l’indolence d’élites » ; l’argent public doit servir à produire en France.

    Différence avec Lisnard

    Glucksmann et Lisnard font le même constat sur les aides aux entreprises : trop nombreuses, illisibles. Mais Glucksmann les « réoriente » vers d’autres aides, conditionnées, et garde l’argent à Bercy ; Lisnard les supprime et rend l’argent par la baisse des impôts et des cotisations. Chez l’un, l’État choisit encore les gagnants ; chez l’autre, il cesse de prélever pour redistribuer.

    • franceinfo, 29 septembre 2026 : que proposent les candidats à la présidentielle pour réduire la dette publique ?
    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : partie 1, chapitre 2 « Mener la révolution énergétique, écologique et industrielle » et chantier cadre
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel Attal

    Rompre avec « la culture de la subvention », préférer la commande publique

    « Rompre avec la culture de la subvention pour adopter une logique de contrat et de commande publique », comme pour son plan IA de 200 milliards financé à parité public-privé. Le projet Renaissance crée un guichet unique « France entreprises » pour les aides et finance les baisses d’impôts par « la réduction des dépenses publiques inefficaces ».

    Selon Attal, le plan de l’État pour l’IA (655 millions d’euros) est « honorable mais largement insuffisant » : il veut mobiliser les entreprises par la commande publique plutôt que les subventionner, et leur donner de la visibilité par une loi de stabilité fiscale sur dix ans. Il n’a pas annoncé de revue générale des aides.

    Différence avec Lisnard

    Attal préfère la commande publique à la subvention, mais sur un sujet, l’IA, et sans remise à plat des aides existantes : la « culture de la subvention » reste intacte ailleurs. Lisnard pose le principe pour tout : l’État arrête de reprendre d’une main ce qu’il a pris de l’autre, et baisse directement impôts et cotisations. Les 157 milliards d’aides deviennent le gisement, pas le décor.

    Position prise aux Échos (juin 2026) à propos de l’IA ; aucune mesure générale sur l’ensemble des aides aux entreprises n’a été trouvée.

    • Entretien aux Échos repris sur le site de campagne, 17 juin 2026 : une rupture économique
    • Renaissance, convention « Pour une nouvelle donne économique et climatique », 21 juillet 2025
    • Débat de La REF (Medef) repris sur le site de campagne, 27 août 2026
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc Mélenchon

    Conditionner les aides aux entreprises et en exiger le remboursement

    Conditionner les aides publiques aux entreprises à des critères environnementaux, sociaux et de non-discrimination, et en exiger le remboursement si les contreparties ne sont pas respectées (programme NFP). Son contre-budget 2027 rogne 22 milliards de niches fiscales, dont le crédit d’impôt recherche.

    « Les aides sont le déficit et le déficit, c’est la dette. Ce trou est exclusivement dû aux aides », affirme Mélenchon, qui cite un chiffrage de Bercy à 166 milliards d’euros, plus que le déficit. Pour lui, ces « faveurs » et ces « niches » permettent au capital concentré d’échapper à l’impôt.

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon et Lisnard citent le même ordre de grandeur, 157 à 166 milliards d’aides aux entreprises. Mélenchon les conditionne et en exige le remboursement, en gardant les impôts qui les justifiaient ; Lisnard les supprime et baisse ces impôts d’autant. Conditionner une aide, c’est ajouter un contrôle ; la remplacer par un impôt en moins, c’est supprimer le besoin de contrôle.

    • Public Sénat, 14 octobre 2026 : Mélenchon table sur 106 milliards de recettes et 82 milliards de dépenses nouvelles pour 2027
    • Blog de Jean-Luc Mélenchon, 15 octobre 2026 : « Tirer les comptes publics de l’ornière libérale »
    • Programme du Nouveau Front populaire (législatives 2024), PDF publié par La France insoumise
    Jouer ce thème contre Mélenchon
  • Marine Le PenPas de mesure connue

    Pas de revue générale des aides aux entreprises au programme

    Le RN ne propose pas de troquer les aides aux entreprises contre des baisses d’impôts : il cumule 16,2 milliards d’euros de baisse des impôts de production et, côté dépenses, la fin des tarifs de rachat garantis de l’éolien et du solaire (7,2 milliards) et moins de subventions aux agences.

    Marine Le Pen veut « cesser les subventionnements à perte des énergies intermittentes », mais n’a pas annoncé de remise à plat des aides aux entreprises. Le contre-budget 2026 préserve même l’ACRE et le statut de jeune entreprise innovante, et le livret entreprise veut pérenniser le crédit d’impôt recherche.

    Différence avec Lisnard

    Le Pen n’a pas de revue des aides aux entreprises : elle baisse des impôts et garde le crédit d’impôt recherche et les dispositifs existants. Lisnard refuse ce cumul, qu’il appelle « capitalisme de connivence » : 157 milliards d’aides d’un côté, des impôts de production records de l’autre. Il supprime les premières pour baisser les seconds. L’une ajoute ; l’autre échange.

    Ni le contre-budget 2026, ni le programme de 2024, ni le plan du 6 octobre 2026 ne prévoient de revue des aides aux entreprises.

    • Contre-budget 2026 du groupe RN, conférence de presse du 23 octobre 2025 (PDF officiel)
    • AFP (La Gazette France), 6 octobre 2026 : 140 milliards d’économies, ce qu’il faut retenir
    • Livret « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (version 2022 rééditée en 2024)
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité