Produire en France
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LISNARD
LE PENAs · David Lisnard
Consacrer 40 milliards d’euros d’économies à la baisse des impôts que les entreprises paient avant même de faire des bénéfices, en commençant par la C3S.
D’après les chiffres qu’il cite, ces impôts pèsent 3,7 % du PIB en France contre 0,8 % en Allemagne. Lisnard y voit l’une des causes de la désindustrialisation.
Les impôts de production sont calculés sur le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée ou le foncier, et non sur le bénéfice. La C3S est une contribution prélevée sur le chiffre d’affaires des plus grandes entreprises.
Une partie de ces impôts finance les collectivités locales. Les baisser oblige à leur trouver d’autres ressources, un sujet sensible pour les maires.
As · Marine Le Pen
Supprimer la cotisation foncière des entreprises (8,8 milliards d’euros), la CVAE (2,6 milliards) et la C3S (4,8 milliards), soit 16,2 milliards d’euros de baisse des impôts de production, proposés dès le contre-budget 2026 du RN.
Pour le RN, ces impôts ponctionnent les entreprises « avant même qu’elles aient créé de la richesse » : 4,7 % du PIB en France contre 2,5 % dans l’Union européenne et 1 % en Allemagne. La CFE, payée par 3,7 millions d’entreprises, pèse d’abord sur les indépendants, les TPE et les PME.
Le Pen supprime trois impôts de production, CFE, CVAE, C3S, pour 16 milliards, dont une bonne part finance les communes, sans dire comment les compenser. Lisnard consacre 40 milliards à ces impôts, en commençant par la C3S, qui ne revient à aucune collectivité, et les finance par les économies déjà réparties. Baisser plus d’impôts que l’on n’a d’économies, c’est reporter la facture.
