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LISNARDAAAs · ProduireBaisser les impôts que paient les entreprises avant tout bénéfice

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

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lisnard.cardsBaisser les impôts que paient les entreprises avant tout bénéfice : la proposition de David LisnardConsacrer 40 milliards d’euros d’économies à la baisse des impôts que les entreprises paient avant même de faire des bénéfices, en commençant par la C3S.

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As · David Lisnard

Baisser les impôts que paient les entreprises avant tout bénéfice

En clair

Consacrer 40 milliards d’euros d’économies à la baisse des impôts que les entreprises paient avant même de faire des bénéfices, en commençant par la C3S.

Pourquoi

D’après les chiffres qu’il cite, ces impôts pèsent 3,7 % du PIB en France contre 0,8 % en Allemagne. Lisnard y voit l’une des causes de la désindustrialisation.

Le contexte

Les impôts de production sont calculés sur le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée ou le foncier, et non sur le bénéfice. La C3S est une contribution prélevée sur le chiffre d’affaires des plus grandes entreprises.

Dans le détail

  1. 1Le programme vise à diviser leur poids par deux.
  2. 2Prélèvements sur les entreprises : 13,2 % du PIB en France contre 7,3 % en moyenne dans la zone euro (2021), selon lui.
  3. 3Il veut aussi réduire les 157 milliards d’aides publiques aux entreprises, plutôt que de compenser les impôts par des subventions.

Ce qui fait débat

Une partie de ces impôts finance les collectivités locales. Les baisser oblige à leur trouver d’autres ressources, un sujet sensible pour les maires.

Sources

  • FAQ officielle : que faire des 200 milliards ?
  • FAQ officielle : baisser les charges des entreprises

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël GlucksmannPas de mesure connue

    Pas de mesure connue sur les impôts de production

    Sa fiscalité des entreprises vise le haut plutôt que le bas : « effort fiscal nouveau, ciblé sur les très hauts patrimoines et les grands groupes », taxation automatique des superprofits des multinationales, et crédit d’impôt recherche plafonné pour les grands groupes et recentré sur les PME.

    Pour Place publique, les avantages fiscaux « qui profitent aux grandes entreprises ou aux ultra-riches, sans réelle utilité économique » doivent être supprimés. Glucksmann cite « 211 milliards de cadeaux fiscaux ou d’exonération pour les entreprises » dont « on ne sait plus à quoi servent ces fonds ».

    Différence avec Lisnard

    Glucksmann n’a pas de position sur les impôts de production : sa fiscalité des entreprises va vers le haut, superprofits, grands groupes, crédit d’impôt recherche plafonné. Lisnard vise ce qui frappe avant tout bénéfice, 3,7 % du PIB contre 0,8 % en Allemagne, et y consacre 40 milliards. Taxer davantage les grandes entreprises n’a jamais rouvert une usine ; alléger ce qu’elles paient avant de produire, si.

    Ni le projet de Place publique ni ses interventions de 2026 que nous avons lues ne se prononcent sur la C3S, la CVAE ou les autres impôts de production.

    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier cadre « Retrouver les moyens d’agir, financer nos ambitions »
    • franceinfo, 29 septembre 2026 : que proposent les candidats à la présidentielle pour réduire la dette publique ?
    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier 9 « Remettre la science et la recherche au cœur de la société » (crédit d’impôt recherche)
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel Attal

    Achever la suppression de la CVAE et plafonner les impôts de production

    « Mener enfin à terme la suppression de la CVAE » et, selon le projet Renaissance, un « bouclier fiscal productif » ramenant les impôts de production sous 3 % de la valeur ajoutée (3,7 % aujourd’hui), avec une trajectoire sur dix ans et une loi de stabilité fiscale garantissant le crédit d’impôt recherche et le pacte Dutreil.

    Le projet Renaissance situe les impôts de production à 4,5 % du PIB en France contre 2,4 % dans l’Union et 0,9 % en Allemagne. Attal refuse toute hausse d’impôt sur les entreprises et rappelle que la dissolution a « effacé un quart des baisses d’impôts pro-entreprises appliquées depuis 2017 ».

    Différence avec Lisnard

    Les deux veulent alléger les impôts de production, mais Attal propose une trajectoire sur dix ans et un plafond à 3 % de la valeur ajoutée, sans montant ni financement. Lisnard met 40 milliards sur la table, pris sur les économies déjà prévues, et commence par la C3S, l’impôt qui frappe le chiffre d’affaires avant tout bénéfice. Une trajectoire d’un côté, une enveloppe de l’autre.

    Le bouclier à 3 % vient de la convention de Renaissance de juillet 2025, présentée par Attal ; la suppression de la CVAE est sa proposition à La REF, en août 2026.

    • Débat de La REF (Medef) repris sur le site de campagne, 27 août 2026
    • Renaissance, convention « Pour une nouvelle donne économique et climatique », 21 juillet 2025
    • Entretien aux Échos repris sur le site de campagne, 17 juin 2026 : une rupture économique
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc MélenchonPas de mesure connue

    Pas de mesure connue sur les impôts de production

    Sa position la plus proche : aucune baisse d’impôts pour les entreprises. Son contre-budget 2027 rend l’impôt sur les sociétés plus progressif (3 milliards de recettes) et rogne 22 milliards de niches fiscales, dont le crédit d’impôt recherche ; le programme de 2022 veut un barème selon les bénéfices.

    Mélenchon rappelle que l’impôt sur les sociétés était à 50 % sous Chirac et a été ramené à 25 % par Macron, avec un taux réel d’environ 15 % pour les multinationales. Il estime que taxer le capital financier n’a pas d’effet récessif, contrairement aux impôts sur les producteurs.

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon n’a pas de position sur les impôts de production et alourdit l’impôt sur les sociétés, plus progressif, moins de niches. Lisnard s’attaque à ce qui frappe l’entreprise avant tout bénéfice, 3,7 % du PIB contre 0,8 % en Allemagne, avec 40 milliards. Une usine qui perd de l’argent paie quand même la C3S ; c’est cet impôt-là qui ferme les sites, pas celui sur les bénéfices.

    Ni le contre-budget d’octobre 2026 ni ses notes récentes ne traitent des impôts de production (C3S, CVAE) en tant que tels.

    • LCP, 14 octobre 2026 : le contre-budget de LFI pour 2027 (106,4 milliards de recettes, 81,7 milliards de dépenses nouvelles)
    • Blog de Jean-Luc Mélenchon, 15 octobre 2026 : « Tirer les comptes publics de l’ornière libérale »
    • L’Avenir en commun (programme 2022) : chapitre « Faire la révolution fiscale »
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  • Marine Le Pen

    Supprimer trois impôts de production : CFE, CVAE et C3S

    Supprimer la cotisation foncière des entreprises (8,8 milliards d’euros), la CVAE (2,6 milliards) et la C3S (4,8 milliards), soit 16,2 milliards d’euros de baisse des impôts de production, proposés dès le contre-budget 2026 du RN.

    Pour le RN, ces impôts ponctionnent les entreprises « avant même qu’elles aient créé de la richesse » : 4,7 % du PIB en France contre 2,5 % dans l’Union européenne et 1 % en Allemagne. La CFE, payée par 3,7 millions d’entreprises, pèse d’abord sur les indépendants, les TPE et les PME.

    Différence avec Lisnard

    Le Pen supprime trois impôts de production, CFE, CVAE, C3S, pour 16 milliards, dont une bonne part finance les communes, sans dire comment les compenser. Lisnard consacre 40 milliards à ces impôts, en commençant par la C3S, qui ne revient à aucune collectivité, et les finance par les économies déjà réparties. Baisser plus d’impôts que l’on n’a d’économies, c’est reporter la facture.

    • Contre-budget 2026 du groupe RN, conférence de presse du 23 octobre 2025 (PDF officiel)
    • Livret « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (version 2022 rééditée en 2024)
    • Programme du Rassemblement national pour les législatives 2024 (PDF officiel)
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité