Produire en France
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LISNARD
MÉLENCHONAs · David Lisnard
Consacrer 40 milliards d’euros d’économies à la baisse des impôts que les entreprises paient avant même de faire des bénéfices, en commençant par la C3S.
D’après les chiffres qu’il cite, ces impôts pèsent 3,7 % du PIB en France contre 0,8 % en Allemagne. Lisnard y voit l’une des causes de la désindustrialisation.
Les impôts de production sont calculés sur le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée ou le foncier, et non sur le bénéfice. La C3S est une contribution prélevée sur le chiffre d’affaires des plus grandes entreprises.
Une partie de ces impôts finance les collectivités locales. Les baisser oblige à leur trouver d’autres ressources, un sujet sensible pour les maires.
As · Jean-Luc Mélenchon
Sa position la plus proche : aucune baisse d’impôts pour les entreprises. Son contre-budget 2027 rend l’impôt sur les sociétés plus progressif (3 milliards de recettes) et rogne 22 milliards de niches fiscales, dont le crédit d’impôt recherche ; le programme de 2022 veut un barème selon les bénéfices.
Ni le contre-budget d’octobre 2026 ni ses notes récentes ne traitent des impôts de production (C3S, CVAE) en tant que tels.
Mélenchon rappelle que l’impôt sur les sociétés était à 50 % sous Chirac et a été ramené à 25 % par Macron, avec un taux réel d’environ 15 % pour les multinationales. Il estime que taxer le capital financier n’a pas d’effet récessif, contrairement aux impôts sur les producteurs.
Mélenchon n’a pas de position sur les impôts de production et alourdit l’impôt sur les sociétés, plus progressif, moins de niches. Lisnard s’attaque à ce qui frappe l’entreprise avant tout bénéfice, 3,7 % du PIB contre 0,8 % en Allemagne, avec 40 milliards. Une usine qui perd de l’argent paie quand même la C3S ; c’est cet impôt-là qui ferme les sites, pas celui sur les bénéfices.
