Produire en France
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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Consacrer 40 milliards d’euros d’économies à la baisse des impôts que les entreprises paient avant même de faire des bénéfices, en commençant par la C3S.
D’après les chiffres qu’il cite, ces impôts pèsent 3,7 % du PIB en France contre 0,8 % en Allemagne. Lisnard y voit l’une des causes de la désindustrialisation.
Les impôts de production sont calculés sur le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée ou le foncier, et non sur le bénéfice. La C3S est une contribution prélevée sur le chiffre d’affaires des plus grandes entreprises.
Une partie de ces impôts finance les collectivités locales. Les baisser oblige à leur trouver d’autres ressources, un sujet sensible pour les maires.
As · Gabriel Attal
« Mener enfin à terme la suppression de la CVAE » et, selon le projet Renaissance, un « bouclier fiscal productif » ramenant les impôts de production sous 3 % de la valeur ajoutée (3,7 % aujourd’hui), avec une trajectoire sur dix ans et une loi de stabilité fiscale garantissant le crédit d’impôt recherche et le pacte Dutreil.
Le bouclier à 3 % vient de la convention de Renaissance de juillet 2025, présentée par Attal ; la suppression de la CVAE est sa proposition à La REF, en août 2026.
Le projet Renaissance situe les impôts de production à 4,5 % du PIB en France contre 2,4 % dans l’Union et 0,9 % en Allemagne. Attal refuse toute hausse d’impôt sur les entreprises et rappelle que la dissolution a « effacé un quart des baisses d’impôts pro-entreprises appliquées depuis 2017 ».
Les deux veulent alléger les impôts de production, mais Attal propose une trajectoire sur dix ans et un plafond à 3 % de la valeur ajoutée, sans montant ni financement. Lisnard met 40 milliards sur la table, pris sur les économies déjà prévues, et commence par la C3S, l’impôt qui frappe le chiffre d’affaires avant tout bénéfice. Une trajectoire d’un côté, une enveloppe de l’autre.
