Produire en France
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LISNARD
GLUCKSMANNAs · David Lisnard
Consacrer 40 milliards d’euros d’économies à la baisse des impôts que les entreprises paient avant même de faire des bénéfices, en commençant par la C3S.
D’après les chiffres qu’il cite, ces impôts pèsent 3,7 % du PIB en France contre 0,8 % en Allemagne. Lisnard y voit l’une des causes de la désindustrialisation.
Les impôts de production sont calculés sur le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée ou le foncier, et non sur le bénéfice. La C3S est une contribution prélevée sur le chiffre d’affaires des plus grandes entreprises.
Une partie de ces impôts finance les collectivités locales. Les baisser oblige à leur trouver d’autres ressources, un sujet sensible pour les maires.
As · Raphaël Glucksmann
Sa fiscalité des entreprises vise le haut plutôt que le bas : « effort fiscal nouveau, ciblé sur les très hauts patrimoines et les grands groupes », taxation automatique des superprofits des multinationales, et crédit d’impôt recherche plafonné pour les grands groupes et recentré sur les PME.
Ni le projet de Place publique ni ses interventions de 2026 que nous avons lues ne se prononcent sur la C3S, la CVAE ou les autres impôts de production.
Pour Place publique, les avantages fiscaux « qui profitent aux grandes entreprises ou aux ultra-riches, sans réelle utilité économique » doivent être supprimés. Glucksmann cite « 211 milliards de cadeaux fiscaux ou d’exonération pour les entreprises » dont « on ne sait plus à quoi servent ces fonds ».
Glucksmann n’a pas de position sur les impôts de production : sa fiscalité des entreprises va vers le haut, superprofits, grands groupes, crédit d’impôt recherche plafonné. Lisnard vise ce qui frappe avant tout bénéfice, 3,7 % du PIB contre 0,8 % en Allemagne, et y consacre 40 milliards. Taxer davantage les grandes entreprises n’a jamais rouvert une usine ; alléger ce qu’elles paient avant de produire, si.
