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LISNARD99Neuf · DépensePrivatiser France 2 et ne garder que deux chaînes publiques

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

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lisnard.cardsPrivatiser France 2 et ne garder que deux chaînes publiques : la proposition de David LisnardRecentrer l’audiovisuel public sur ses missions : privatiser les chaînes qui ont une valeur commerciale, à commencer par France 2, fermer ou réorganiser certaines chaînes, et ne garder que deux grandes chaînes publiques.

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Neuf · David LisnardÀ préciser

Privatiser France 2 et ne garder que deux chaînes publiques

En clair

Recentrer l’audiovisuel public sur ses missions : privatiser les chaînes qui ont une valeur commerciale, à commencer par France 2, fermer ou réorganiser certaines chaînes, et ne garder que deux grandes chaînes publiques.

La liste des chaînes vendues, fermées ou conservées n’a pas été détaillée, ni l’effet sur le budget.

Pourquoi

Lisnard passe chaque service public au crible de trois questions : la mission relève-t-elle de l’État ? Peut-elle être confiée au privé, « à condition bien sûr qu’il y ait une vraie concurrence » ? Peut-on la faire moins cher en interne ? Pour lui, une grande chaîne généraliste n’a pas besoin d’être publique.

Le contexte

Depuis la suppression de la redevance en 2022, l’audiovisuel public est financé par une part de la TVA, pour près de 4 milliards d’euros par an. France Télévisions en reçoit la plus grande part. TF1, chaîne publique à l’origine, a été privatisée en 1987.

Dans le détail

  1. 1Prise de position sur franceinfo, le 6 mai 2026.
  2. 2La privatisation viserait les chaînes qui ont une valeur commerciale, pas tout l’audiovisuel public.
  3. 3Ni l’économie attendue ni le produit de la vente n’ont été chiffrés.

Ce qui fait débat

Les défenseurs de l’audiovisuel public mettent en avant son indépendance vis-à-vis des annonceurs et ses missions d’information, de culture et de proximité. Les partisans de la privatisation répondent que l’offre privée couvre déjà une grande partie de ces besoins.

Source

  • FAQ officielle : privatiser les services publics ?

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël Glucksmann

    Renforcer l’audiovisuel public et limiter la concentration des médias

    À l’opposé d’une privatisation : « renforcer le service public de l’audiovisuel et l’indépendance des médias », assurer un financement stable de la presse par une taxe sur les géants du numérique, et réformer la loi de 1986 pour limiter la concentration des médias.

    Pour Place publique, il faut « garantir un véritable pluralisme des médias » et lutter contre la désinformation. En septembre 2026, son porte-parole Alexandre Ouizille justifiait de ne débattre que sur France 2 et France Inter : « Quand on est de gauche, on débat sur le service public. »

    Différence avec Lisnard

    Glucksmann veut renforcer le service public de l’audiovisuel, sans chiffrer ce renfort ni dire ce qui justifie qu’une chaîne généraliste reste financée par la TVA. Lisnard ne supprime pas le service public : il le recentre sur ce que le privé ne fait pas, et vend ce qui a une valeur commerciale, France 2 en tête. Deux chaînes publiques fortes plutôt qu’une galaxie entretenue par près de 4 milliards par an.

    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier 21 « Redonner le pouvoir aux citoyens »
    • LCP, 2 septembre 2026 : pourquoi Glucksmann et les autres candidats s’opposent sur les débats télévisés
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel AttalPas de mesure connue

    Pas de mesure connue sur la privatisation de l’audiovisuel public

    Le sujet est absent de son programme 2027 et de ses interventions de 2026. Sa ligne générale : « aucune dépense ne doit être un tabou » dans un plan de 150 milliards d’économies qui sanctuarise quatre ministères (Éducation, Armées, Justice, Intérieur), sans un mot sur France Télévisions.

    Attal concentre l’effort sur la dépense sociale, « plus de la moitié des dépenses publiques en France », et sur les effectifs de l’État, plutôt que sur le périmètre des entreprises publiques. Il ne s’est pas prononcé sur la vente de chaînes publiques.

    Différence avec Lisnard

    Attal n’a pas de position : un plan de 150 milliards d’économies où « aucune dépense ne doit être un tabou », sauf que l’audiovisuel public, près de 4 milliards par an, n’y est pas mentionné. Lisnard applique à France Télévisions la question qu’il pose à chaque service public : la mission relève-t-elle de l’État ? Pour une grande chaîne généraliste, il répond non, et il le dit.

    Le programme (chantiers capitaux, dette de l’État), la lettre aux Français du 15 octobre 2026 et les conventions Renaissance de 2025 n’abordent pas l’audiovisuel public.

    • Programme 2027 : chantier « Dette de l’État »
    • Lettre aux Français sur les finances publiques, site de campagne, 15 octobre 2026
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc Mélenchon

    Rétablir la redevance, refuser de privatiser l’audiovisuel public

    Aucune privatisation : LFI veut rétablir une « redevance télé progressive et universelle » pour France Télévisions, Radio France et l’INA, abandonner la réforme créant une holding et titulariser les précaires. En 2022, Mélenchon voulait faire élire leurs présidents par le Parlement.

    Les insoumis dénoncent la baisse de 86 millions d’euros des crédits 2026 et un financement devenu « beaucoup plus dépendant des aléas politiques du Parlement » depuis la fin de la redevance. Ils promettent de « mener la bataille contre les menaces de privatisation totale ou partielle ».

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon rétablit une redevance pour tous les foyers et veut faire élire les présidents de l’audiovisuel public par le Parlement. Lisnard ne demande rien de plus aux Français : il vend ce qui a une valeur commerciale et garde deux chaînes publiques pour ce que le privé ne fait pas. L’indépendance d’une chaîne ne tient pas au vote des députés ; sa charge, près de 4 milliards par an, pèse bien sur les contribuables.

    Positions du groupe LFI à l’Assemblée (juin 2025, février 2026), pas de Mélenchon lui-même ; l’élection des présidents par le Parlement vient de L’Avenir en commun 2022.

    • Groupe LFI à l’Assemblée, 3 février 2026 : stop au démantèlement de l’audiovisuel public
    • Groupe LFI à l’Assemblée, 30 juin 2025 : « Réforme de l’audiovisuel public : toujours pas »
    • L’Avenir en commun (programme 2022) : chapitre « La révolution citoyenne dans les médias »
    Jouer ce thème contre Mélenchon
  • Marine Le Pen

    Privatiser France Télévisions et Radio France, garder Arte et l’INA

    Privatiser France Télévisions et Radio France, de façon progressive, et ne garder dans le public qu’Arte, TV5 Monde, France Médias Monde et l’INA. Le RN propose aussi d’assouplir les règles anti-concentration pour permettre à TF1 ou M6 de racheter des chaînes comme France 2.

    Le RN chiffre à plus de 3 milliards d’euros par an la charge que l’État cesserait de supporter. Il veut faire émerger de grands groupes français capables de rivaliser avec les géants du numérique. La privatisation de l’audiovisuel public figurait déjà dans son programme de 2024.

    Différence avec Lisnard

    Le Pen privatise tout France Télévisions et Radio France, par amendement d’appel, et assouplit les règles de concentration pour que TF1 ou M6 puissent racheter. Lisnard distingue : il vend ce qui a une valeur commerciale, France 2 d’abord, et garde deux chaînes publiques pour ce que le privé ne fait pas, à condition qu’il y ait « une vraie concurrence ». Tout vendre n’est pas recentrer.

    Amendement d’appel du groupe RN, cosigné par Marine Le Pen ; mesure du programme du parti en 2024.

    • Amendement du groupe RN au projet de loi de finances 2026, 6 janvier 2026 : privatisation de France Télévisions et Radio France
    • Programme du Rassemblement national pour les législatives 2024 (PDF officiel)
    Jouer ce thème contre Le Pen
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité