Dépense publique & État
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LISNARD
GLUCKSMANNAs · David Lisnard
Réduire la dépense publique de 80 milliards d’euros la première année, puis d’au moins 200 milliards par an en fin de mandat.
David Lisnard estime que la France ne manque pas de recettes mais dépense trop : environ 1 700 milliards d’euros par an, dont 900 milliards de dépenses sociales. Sans baisse des dépenses, il juge impossible de réduire à la fois les impôts et la dette.
La dépense publique regroupe l’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Lisnard a parfois parlé de 300 milliards d’économies. Le chiffre qu’il présente comme documenté est de 200 milliards.
Aucun gouvernement français n’a réduit la dépense à ce point. Toute la question est de savoir si c’est faisable sans dégrader les services publics ni baisser les prestations. Lisnard affirme que oui, en visant d’abord l’administration.
As · Raphaël Glucksmann
Pas d’objectif chiffré de baisse de la dépense. Glucksmann veut réorienter les « 211 milliards de cadeaux fiscaux ou d’exonération pour les entreprises » ; Place publique promet un « mix responsable d’économies ciblées et de recettes nouvelles », avec une contribution des ultra-riches.
Pour Glucksmann, la dette « vient avant tout de la désindustrialisation de la France » : il faut produire davantage. Place publique assume « un réinvestissement stratégique de la puissance publique » et juge que « le coût de l’inaction serait en la matière bien plus lourd que celui de l’investissement ».
Glucksmann ne fixe aucun objectif de baisse de la dépense : il réoriente des aides et ajoute des recettes, dont une contribution des plus riches. Lisnard part du chiffre que personne ne conteste, 1 700 milliards dépensés par an, et s’engage sur un montant, 200 milliards, et sur ses cibles. Produire davantage, oui ; mais un État qui dépense moins, c’est la seule variable qu’un président contrôle directement.
