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LISNARDAAAs · DépenseRéduire la dépense publique de 200 milliards d’euros par an

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

L’image qui accompagnera le lien : Réduire la dépense publique de 200 milliards d’euros par an : la proposition de David Lisnard
lisnard.cardsRéduire la dépense publique de 200 milliards d’euros par an : la proposition de David LisnardRéduire la dépense publique de 80 milliards d’euros la première année, puis d’au moins 200 milliards par an en fin de mandat.

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As · David Lisnard

Réduire la dépense publique de 200 milliards d’euros par an

En clair

Réduire la dépense publique de 80 milliards d’euros la première année, puis d’au moins 200 milliards par an en fin de mandat.

Pourquoi

David Lisnard estime que la France ne manque pas de recettes mais dépense trop : environ 1 700 milliards d’euros par an, dont 900 milliards de dépenses sociales. Sans baisse des dépenses, il juge impossible de réduire à la fois les impôts et la dette.

Le contexte

La dépense publique regroupe l’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Lisnard a parfois parlé de 300 milliards d’économies. Le chiffre qu’il présente comme documenté est de 200 milliards.

Dans le détail

  1. 1Première cible : les quelque 1 200 agences et opérateurs publics, qui coûteraient selon lui entre 83 et 100 milliards d’euros par an.
  2. 2Deuxième cible : le coût des procédures et des contrôles administratifs.
  3. 3Troisième cible : une partie des dépenses sociales, avec des plafonds sur certaines prestations et la fin de l’indexation des retraites au-delà de 2 000 € par mois.
  4. 4Méthode annoncée : ne plus remplacer tous les départs à la retraite de fonctionnaires, sans licenciement.

Ce qui fait débat

Aucun gouvernement français n’a réduit la dépense à ce point. Toute la question est de savoir si c’est faisable sans dégrader les services publics ni baisser les prestations. Lisnard affirme que oui, en visant d’abord l’administration.

Sources

  • FAQ officielle : quelles économies, et où ?
  • FAQ officielle : le programme est-il chiffré ?
  • FAQ officielle : réduire le nombre de fonctionnaires

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël Glucksmann

    Réduire la dette par la production et le tri des aides aux entreprises

    Pas d’objectif chiffré de baisse de la dépense. Glucksmann veut réorienter les « 211 milliards de cadeaux fiscaux ou d’exonération pour les entreprises » ; Place publique promet un « mix responsable d’économies ciblées et de recettes nouvelles », avec une contribution des ultra-riches.

    Pour Glucksmann, la dette « vient avant tout de la désindustrialisation de la France » : il faut produire davantage. Place publique assume « un réinvestissement stratégique de la puissance publique » et juge que « le coût de l’inaction serait en la matière bien plus lourd que celui de l’investissement ».

    Différence avec Lisnard

    Glucksmann ne fixe aucun objectif de baisse de la dépense : il réoriente des aides et ajoute des recettes, dont une contribution des plus riches. Lisnard part du chiffre que personne ne conteste, 1 700 milliards dépensés par an, et s’engage sur un montant, 200 milliards, et sur ses cibles. Produire davantage, oui ; mais un État qui dépense moins, c’est la seule variable qu’un président contrôle directement.

    • franceinfo, 29 septembre 2026 : que proposent les candidats à la présidentielle pour réduire la dette publique ?
    • LCP, 23 septembre 2026 : ce qu’il faut retenir du premier débat de la primaire de gauche
    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier cadre « Retrouver les moyens d’agir, financer nos ambitions »
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel Attal

    Économiser 150 milliards sur le quinquennat pour un déficit zéro en 2037

    Dès l’arrivée à l’Élysée, 20 milliards d’euros d’économies d’urgence, puis 150 milliards sur le quinquennat, dont deux tiers sur les dépenses sociales. Jalons : Sécurité sociale à l’équilibre en trois ans, déficit sous 3 % du PIB avant 2032, zéro déficit en 2037.

    Selon Attal, « deux tiers de notre dette proviennent de l’absence de contrôle de notre modèle social, en particulier les retraites et la santé ». Il refuse toute hausse d’impôts et pose qu’« aucune dépense ne doit être un tabou », l’effort devant d’abord porter sur la dépense sociale, plus de la moitié des dépenses publiques.

    Différence avec Lisnard

    Les deux veulent baisser la dépense sans hausse d’impôt, mais pas au même rythme : 150 milliards étalés sur cinq ans chez Attal, 80 milliards dès la première année et 200 par an en fin de mandat chez Lisnard. Attal fait porter les deux tiers de l’effort sur les retraites et la santé ; Lisnard commence par l’administration elle-même, agences et procédures, avant de toucher aux prestations.

    • Lettre aux Français sur les finances publiques, site de campagne, 15 octobre 2026
    • Programme 2027 : chantier « Dette de l’État »
    • Entretien au Parisien repris sur le site de campagne, 3 juillet 2026 : zéro déficit en 2037
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc Mélenchon

    Ne rien couper : 106 milliards de recettes nouvelles sur le capital

    Son contre-budget pour 2027, présenté le 14 octobre 2026, ne prévoit aucune économie : 106,4 milliards d’euros de recettes supplémentaires (ISF climatique, taxe Zucman, héritages, niches fiscales, flat tax), 81,7 milliards de dépenses nouvelles et 25 milliards par an pour réduire la dette.

    « Les aides sont le déficit et le déficit, c’est la dette. Ce trou est exclusivement dû aux aides », affirme Mélenchon, qui cite un chiffrage de Bercy à 166 milliards d’euros d’aides aux entreprises, plus que le déficit. Il refuse les coupes budgétaires et mise sur une relance écologique et sociale.

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon ne coupe rien et ajoute 106 milliards de recettes, prises sur le capital, avec 82 milliards de dépenses nouvelles. Lisnard refuse tout impôt supplémentaire et prend 200 milliards sur la dépense, à commencer par l’administration. L’un suppose que les contribuables visés resteront et paieront ; l’autre ne dépend que de ce que l’État décide pour lui-même.

    • Public Sénat, 14 octobre 2026 : Mélenchon table sur 106 milliards de recettes et 82 milliards de dépenses nouvelles pour 2027
    • LCP, 14 octobre 2026 : le contre-budget de LFI pour 2027 (106,4 milliards de recettes, 81,7 milliards de dépenses nouvelles)
    • Blog de Jean-Luc Mélenchon, 15 octobre 2026 : « Tirer les comptes publics de l’ornière libérale »
    Jouer ce thème contre Mélenchon
  • Marine Le Pen

    Économiser 140 milliards d’euros par an d’ici 2032

    Réaliser 140 milliards d’euros d’économies nettes par an d’ici 2032 par rapport à 2026, pour ramener le déficit sous 3 % du PIB en 2030 et la dette de 121 % à 112 % du PIB. Les coupes porteraient d’abord sur l’immigration, la contribution à l’Union européenne, les agences de l’État et les collectivités.

    Marine Le Pen présente cet « effort radical » comme la condition du retour de la crédibilité de la France dans la zone euro. Elle juge le projet de budget 2027 du gouvernement « très mauvais » et veut ramener les comptes publics à l’équilibre primaire en dix-huit mois.

    Différence avec Lisnard

    Les deux parlent de coupes massives, 140 milliards d’ici 2032 chez Le Pen, 200 par an chez Lisnard. La différence est dans l’assiette : Le Pen compte d’abord sur l’immigration et la contribution européenne, deux postes qui dépendent de référendums et de négociations à Bruxelles ; Lisnard taille dans ce que l’État gère seul, ses agences, ses procédures, ses effectifs. Des économies qui ne dépendent de personne d’autre.

    • Public Sénat, 6 octobre 2026 : 140 milliards d’euros d’économies d’ici 2032, « l’effort radical » de Marine Le Pen
    • AFP (Sud Radio), 6 octobre 2026 : Le Pen promet un effort « radical » de 140 milliards net
    • AFP (La Gazette France), 6 octobre 2026 : 140 milliards d’économies, ce qu’il faut retenir
    Jouer ce thème contre Le Pen
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité