Dépense publique & État
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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Réduire la dépense publique de 80 milliards d’euros la première année, puis d’au moins 200 milliards par an en fin de mandat.
David Lisnard estime que la France ne manque pas de recettes mais dépense trop : environ 1 700 milliards d’euros par an, dont 900 milliards de dépenses sociales. Sans baisse des dépenses, il juge impossible de réduire à la fois les impôts et la dette.
La dépense publique regroupe l’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Lisnard a parfois parlé de 300 milliards d’économies. Le chiffre qu’il présente comme documenté est de 200 milliards.
Aucun gouvernement français n’a réduit la dépense à ce point. Toute la question est de savoir si c’est faisable sans dégrader les services publics ni baisser les prestations. Lisnard affirme que oui, en visant d’abord l’administration.
As · Gabriel Attal
Dès l’arrivée à l’Élysée, 20 milliards d’euros d’économies d’urgence, puis 150 milliards sur le quinquennat, dont deux tiers sur les dépenses sociales. Jalons : Sécurité sociale à l’équilibre en trois ans, déficit sous 3 % du PIB avant 2032, zéro déficit en 2037.
Selon Attal, « deux tiers de notre dette proviennent de l’absence de contrôle de notre modèle social, en particulier les retraites et la santé ». Il refuse toute hausse d’impôts et pose qu’« aucune dépense ne doit être un tabou », l’effort devant d’abord porter sur la dépense sociale, plus de la moitié des dépenses publiques.
Les deux veulent baisser la dépense sans hausse d’impôt, mais pas au même rythme : 150 milliards étalés sur cinq ans chez Attal, 80 milliards dès la première année et 200 par an en fin de mandat chez Lisnard. Attal fait porter les deux tiers de l’effort sur les retraites et la santé ; Lisnard commence par l’administration elle-même, agences et procédures, avant de toucher aux prestations.
