Dépense publique & État
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LISNARD
LE PENAs · David Lisnard
Réduire la dépense publique de 80 milliards d’euros la première année, puis d’au moins 200 milliards par an en fin de mandat.
David Lisnard estime que la France ne manque pas de recettes mais dépense trop : environ 1 700 milliards d’euros par an, dont 900 milliards de dépenses sociales. Sans baisse des dépenses, il juge impossible de réduire à la fois les impôts et la dette.
La dépense publique regroupe l’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Lisnard a parfois parlé de 300 milliards d’économies. Le chiffre qu’il présente comme documenté est de 200 milliards.
Aucun gouvernement français n’a réduit la dépense à ce point. Toute la question est de savoir si c’est faisable sans dégrader les services publics ni baisser les prestations. Lisnard affirme que oui, en visant d’abord l’administration.
As · Marine Le Pen
Réaliser 140 milliards d’euros d’économies nettes par an d’ici 2032 par rapport à 2026, pour ramener le déficit sous 3 % du PIB en 2030 et la dette de 121 % à 112 % du PIB. Les coupes porteraient d’abord sur l’immigration, la contribution à l’Union européenne, les agences de l’État et les collectivités.
Marine Le Pen présente cet « effort radical » comme la condition du retour de la crédibilité de la France dans la zone euro. Elle juge le projet de budget 2027 du gouvernement « très mauvais » et veut ramener les comptes publics à l’équilibre primaire en dix-huit mois.
Les deux parlent de coupes massives, 140 milliards d’ici 2032 chez Le Pen, 200 par an chez Lisnard. La différence est dans l’assiette : Le Pen compte d’abord sur l’immigration et la contribution européenne, deux postes qui dépendent de référendums et de négociations à Bruxelles ; Lisnard taille dans ce que l’État gère seul, ses agences, ses procédures, ses effectifs. Des économies qui ne dépendent de personne d’autre.
