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LISNARDAAAs · InstitutionsÉlire le président pour 7 ans au lieu de 5

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

L’image qui accompagnera le lien : Élire le président pour 7 ans au lieu de 5 : la proposition de David Lisnard
lisnard.cardsÉlire le président pour 7 ans au lieu de 5 : la proposition de David LisnardRétablir un mandat présidentiel de sept ans. Le Président serait garant des institutions et de l’indépendance du pays ; le gouvernement gouvernerait, l’Assemblée voterait la loi et le Sénat évaluerait les politiques publiques.

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As · David Lisnard

Élire le président pour 7 ans au lieu de 5

En clair

Rétablir un mandat présidentiel de sept ans. Le Président serait garant des institutions et de l’indépendance du pays ; le gouvernement gouvernerait, l’Assemblée voterait la loi et le Sénat évaluerait les politiques publiques.

Pourquoi

Lisnard estime que le quinquennat « a dénaturé la présidence ». Avec les réseaux sociaux et l’information en continu, il veut redonner au pouvoir le temps long.

« En somme, le Président présidera. »
David Lisnard

Le contexte

Le septennat a existé de 1873 à 2002. Le quinquennat a été adopté par référendum en 2000, notamment pour faire coïncider l’élection présidentielle et les législatives.

Dans le détail

  1. 1Annonce faite à Bayeux le 17 juin 2026, 80 ans après le discours du général de Gaulle.
  2. 2Le discours ne dit pas si le mandat serait renouvelable.
  3. 3Le Sénat reprendrait l’évaluation des politiques publiques.

Ce qui fait débat

Un mandat plus long espace les rendez-vous électoraux et peut ramener des cohabitations, que le quinquennat cherchait justement à éviter.

Sources

  • Discours de Bayeux (texte intégral), 17 juin 2026
  • Article « À Bayeux, David Lisnard la joue comme de Gaulle », Nouvelle Énergie

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël GlucksmannPas de mesure connue

    Pas de position connue sur la durée du mandat présidentiel

    Rien sur le septennat. Place publique veut rééquilibrer les pouvoirs : « un Président qui préside, un gouvernement qui gouverne, un Parlement qui légifère et contrôle », un Premier ministre investi par un vote de confiance de l’Assemblée, une motion de censure « constructive » mettant fin au 49.3, et la suppression de l’article 16.

    Selon Place publique, « la démocratie intermittente comme la monarchie républicaine ne fonctionnent plus » et « le pouvoir est trop concentré entre les mains du Président et de ses conseillers », ce qui marginalise le Parlement. Elle veut une convention citoyenne jetant les bases d’une assemblée constituante pour changer la Constitution.

    Différence avec Lisnard

    Glucksmann rééquilibre les pouvoirs vers l’Assemblée, jusqu’à une assemblée constituante ; Lisnard garde la Ve République et lui rend son horloge : sept ans pour un président qui préside, un gouvernement qui gouverne, un Sénat qui évalue. Un président qui préside, c’est exactement ce que permet un mandat découplé de celui des députés ; Glucksmann veut l’effet en refusant la cause.

    Le projet de Place publique réforme les pouvoirs du président sans toucher à la durée du mandat ; Glucksmann ne s’est pas exprimé sur le septennat.

    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier 20 « Réformer les institutions »
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel AttalPas de mesure connue

    Pas de position connue sur la durée du mandat présidentiel

    Attal ne parle pas de septennat : il veut une « Ve République du XXIe siècle » plutôt qu’une VIe, avec un président qui accepte de partager le pouvoir, moins de parlementaires et d’élus, un échelon de collectivités en moins et le recours aux référendums.

    Pour lui, il faut cesser de croire à l’homme providentiel : le pouvoir doit être partagé et les Français consultés directement. En août 2026, il jugeait incompréhensible que les Français n’aient pas été appelés à voter par référendum depuis vingt et un ans.

    Différence avec Lisnard

    Attal veut un président qui partage le pouvoir, sans toucher à ce qui l’a concentré : un mandat calé sur celui des députés. Lisnard rétablit le septennat pour rendre au président le temps long, au gouvernement le gouvernement et au Sénat l’évaluation. Partager le pouvoir est une intention ; en séparer les temps est une réforme, et c’est celle de 2000 qu’il s’agit de corriger.

    Son discours d’Arras de septembre 2025 et ses prises de position de 2026 ne disent rien de la durée du mandat présidentiel.

    • LCP, 21 septembre 2025 : à Arras, Gabriel Attal prône « une nouvelle République »
    • L’Info durable (AFP), 15 août 2026 : Attal appelle à un référendum sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc Mélenchon

    Abolir la « monarchie présidentielle » par une 6e République parlementaire

    Convoquer par référendum une Assemblée constituante, dont le projet serait soumis au vote après deux ans de travaux, pour passer à une 6e République « qui soit un régime parlementaire stable » : proportionnelle, fin du 49.3, gouvernement comptable devant le Parlement. Rien sur la durée du mandat présidentiel.

    Pour Mélenchon, « le président de la République concentre beaucoup trop de pouvoirs » et « la France mérite mieux que la monarchie présidentielle ». Depuis 1958, dit-il, « tout a changé, sauf la Constitution », et les institutions ont permis de nier le non de 2005 comme le vote de 2024.

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon convoque une Constituante pour deux ans et abolit la présidence telle qu’elle existe ; Lisnard garde la Ve République et lui rend son équilibre : sept ans pour un président qui préside, un gouvernement qui gouverne, un Sénat qui évalue. On ne corrige pas une Constitution qui a tenu soixante-huit ans en la jetant ; on corrige l’erreur de 2000, qui a aligné le président sur les députés.

    • L’Avenir en commun, édition 2025 (programme pour 2027) : chapitre 1, « Abolir la monarchie présidentielle »
    • Discours de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis, 7 juin 2026 (melenchon.fr)
    Jouer ce thème contre Mélenchon
  • Marine Le PenPosition ancienne

    Instaurer un septennat non renouvelable, par référendum

    Remplacer le quinquennat par un mandat présidentiel de sept ans, non renouvelable, adopté par référendum. Proposition de sa campagne 2022, qu’elle n’a pas reprise publiquement dans ses annonces pour 2027.

    Selon elle, le septennat unique « rendra à la fonction présidentielle son prestige et au président sa capacité d’une action longue », tout en le débarrassant d’une obligation de campagne électorale permanente.

    Différence avec Lisnard

    Même septennat. Le Pen le voulait non renouvelable en 2022 et ne l’a pas repris depuis ; Lisnard l’a remis au centre à Bayeux, en juin 2026, avec ce qu’il implique : un président qui préside, un gouvernement qui gouverne, un Sénat qui évalue. La durée du mandat n’est qu’un outil ; Lisnard dit à quoi il sert, et il en fait une pièce d’un ensemble, pas une mesure de campagne oubliée.

    Mesure de la campagne 2022, pas reprise publiquement depuis par Marine Le Pen, alors que plusieurs candidats de 2027 défendent le retour au septennat.

    • BFMTV, 12 avril 2022 : Marine Le Pen veut instaurer « le septennat non renouvelable »
    • Public Sénat, 12 avril 2022 : Marine Le Pen détaille sa « révolution référendaire »
    Jouer ce thème contre Le Pen
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité