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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Rétablir un mandat présidentiel de sept ans. Le Président serait garant des institutions et de l’indépendance du pays ; le gouvernement gouvernerait, l’Assemblée voterait la loi et le Sénat évaluerait les politiques publiques.
Lisnard estime que le quinquennat « a dénaturé la présidence ». Avec les réseaux sociaux et l’information en continu, il veut redonner au pouvoir le temps long.
« En somme, le Président présidera. »
Le septennat a existé de 1873 à 2002. Le quinquennat a été adopté par référendum en 2000, notamment pour faire coïncider l’élection présidentielle et les législatives.
Un mandat plus long espace les rendez-vous électoraux et peut ramener des cohabitations, que le quinquennat cherchait justement à éviter.
As · Gabriel Attal
Attal ne parle pas de septennat : il veut une « Ve République du XXIe siècle » plutôt qu’une VIe, avec un président qui accepte de partager le pouvoir, moins de parlementaires et d’élus, un échelon de collectivités en moins et le recours aux référendums.
Son discours d’Arras de septembre 2025 et ses prises de position de 2026 ne disent rien de la durée du mandat présidentiel.
Pour lui, il faut cesser de croire à l’homme providentiel : le pouvoir doit être partagé et les Français consultés directement. En août 2026, il jugeait incompréhensible que les Français n’aient pas été appelés à voter par référendum depuis vingt et un ans.
Attal veut un président qui partage le pouvoir, sans toucher à ce qui l’a concentré : un mandat calé sur celui des députés. Lisnard rétablit le septennat pour rendre au président le temps long, au gouvernement le gouvernement et au Sénat l’évaluation. Partager le pouvoir est une intention ; en séparer les temps est une réforme, et c’est celle de 2000 qu’il s’agit de corriger.
