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LISNARDDDDame · SécuritéJuger les mineurs de 16 ans comme des adultes

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

L’image qui accompagnera le lien : Juger les mineurs de 16 ans comme des adultes : la proposition de David Lisnard
lisnard.cardsJuger les mineurs de 16 ans comme des adultes : la proposition de David LisnardJuger les mineurs comme des adultes dès 16 ans, ne plus appliquer automatiquement l’excuse de minorité à partir de 13 ans, et permettre la comparution immédiate dès 13 ans pour les faits graves.

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Dame · David Lisnard

Juger les mineurs de 16 ans comme des adultes

En clair

Juger les mineurs comme des adultes dès 16 ans, ne plus appliquer automatiquement l’excuse de minorité à partir de 13 ans, et permettre la comparution immédiate dès 13 ans pour les faits graves.

Pourquoi

Lisnard répond à la hausse des violences commises par des mineurs, souvent recrutés par des réseaux, notamment de trafic de drogue. Il veut aussi que les parents soient tenus pour responsables.

« Les parents solvables devront payer. »
David Lisnard

Le contexte

La majorité pénale est aujourd’hui fixée à 18 ans. L’excuse de minorité divise en principe par deux la peine encourue par un mineur ; le juge peut déjà l’écarter dans certains cas à partir de 16 ans.

Dans le détail

  1. 1Créer des internats disciplinaires fermés.
  2. 2Travaux d’intérêt général dès le premier délit.
  3. 3Créer un délit d’instrumentalisation de mineur, pour viser ceux qui les recrutent.
  4. 4Priver d’aides les parents jugés irresponsables et faire payer les réparations aux parents solvables.

Ce qui fait débat

La France a signé la Convention internationale des droits de l’enfant, qui impose une justice spécifique pour les moins de 18 ans. Abaisser la majorité pénale poserait donc des questions juridiques, en plus du débat sur l’efficacité.

Sources

  • Programme officiel : sécurité
  • FAQ officielle : la responsabilité des parents

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël GlucksmannPas de mesure connue

    Pas de position connue sur la majorité pénale à 16 ans

    Rien sur l’excuse de minorité ni sur la comparution immédiate des mineurs. Face à « la jeunesse croissante des délinquants », Place publique mise sur la prévention : un programme d’intervention rapide avec des équipes mobiles, des cellules de veille et les éducateurs et médiateurs des quartiers prioritaires.

    « Agir tôt, surtout auprès des plus jeunes, c’est s’attaquer aux racines de la violence avant qu’elle n’explose », écrit Place publique, qui dit n’avoir « aucun déni » sur les incivilités et le narcotrafic. Glucksmann veut que la gauche prenne la sécurité « à bras-le-corps » pour en faire un axe majeur de sa campagne.

    Différence avec Lisnard

    Glucksmann n’a pas de position sur la majorité pénale et répond par la prévention, équipes mobiles et éducateurs. Lisnard juge à 16 ans comme un adulte, retire l’automatisme de l’excuse de minorité dès 13 ans et crée un délit d’instrumentalisation de mineur. Les réseaux recrutent des mineurs parce qu’ils savent ce qu’ils risquent ; la prévention arrive après le recrutement, la peine le rend inutile.

    Ni le projet de Place publique ni ses prises de parole de 2026 n’abordent l’âge de la majorité pénale ou l’excuse de minorité.

    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier 29 « Bâtir une société sûre, prévenir les violences »
    • LCP, 26 mai 2026 : les premières lignes de son programme (livre « Nous avons encore envie »)
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel Attal

    Juger en comparution immédiate les mineurs récidivistes dès 16 ans

    La loi qu’il a portée en 2025 créait une comparution immédiate pour les mineurs de plus de 16 ans récidivistes ou encourant au moins 3 ans de prison, et obligeait les juges à motiver l’atténuation de peine des 16-18 ans récidivistes, pour les faits punis d’au moins cinq ans, au lieu de l’appliquer d’office. Ces deux articles ont été censurés par le Conseil constitutionnel ; il les maintient dans son projet.

    Attal veut une justice plus rapide pour les jeunes multirécidivistes et des parents responsabilisés, poursuivis s’ils se soustraient à leurs obligations et solidaires des dommages causés. Après la censure, il a dit en prendre acte sans rien abandonner de l’ambition, et a redit en novembre 2025 vouloir la comparution immédiate et la suspension de l’excuse automatique de minorité.

    Différence avec Lisnard

    Attal représente telle quelle une loi déjà censurée par le Conseil constitutionnel : comparution immédiate pour les seuls récidivistes de plus de 16 ans, atténuation de peine à motiver. Lisnard change le principe plutôt que la marge : jugement comme un adulte dès 16 ans, excuse de minorité plus automatique dès 13 ans, délit d’instrumentalisation de mineur pour ceux qui les recrutent, parents solvables qui paient. Un texte censuré représenté finira de la même façon ; un principe nouveau, lui, se débat.

    • LCP, 12 mai 2025 : ce que contient la proposition de loi Attal sur la délinquance des mineurs
    • LCP, 19 juin 2025 : le Conseil constitutionnel censure plusieurs articles de la loi Attal sur les mineurs
    • Europe 1 / CNews, 26 novembre 2025 : Gabriel Attal dans « La France en face »
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc Mélenchon

    Garder l’ordonnance de 1945 : pas de majorité pénale à 16 ans

    Respecter l’ordonnance de 1945 sur l’enfance en conflit avec la loi et remplacer le code de justice pénale des mineurs par un « code de l’enfance ». En 2024, LFI jugeait que majorité pénale à 16 ans et comparution immédiate « contreviennent à la Convention internationale des droits de l’enfant ».

    Pour le programme, « la France ne respecte toujours pas l’ensemble des droits fondamentaux des enfants ». La réponse passe par la protection de l’enfance, le soutien à la parentalité et le recrutement d’agents de la protection judiciaire de la jeunesse.

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon garde l’ordonnance de 1945 ; Lisnard constate que les réseaux de 2026 recrutent des mineurs précisément parce qu’ils encourent moins. Il juge à 16 ans comme un adulte, crée un délit d’instrumentalisation de mineur contre ceux qui les envoient, et fait payer les parents solvables. Protéger l’enfance, c’est aussi la rendre inutile aux trafiquants.

    L’argument tiré de la Convention des droits de l’enfant vient du comparateur de programmes de LFI (juin 2024), en réponse aux propositions du RN et de la majorité.

    • L’Avenir en commun, édition 2025 (programme pour 2027) : chapitre 7, « Protéger les enfants »
    • La France insoumise, comparateur de programmes des législatives 2024
    Jouer ce thème contre Mélenchon
  • Marine Le Pen

    Abaisser la majorité pénale à 16 ans, avec comparution immédiate

    Juger comme des adultes dès 16 ans, autoriser la comparution immédiate à partir de cet âge et réformer l’excuse de minorité : mesure phare du programme sécuritaire présenté par Jordan Bardella pour Marine Le Pen après les violences du 17 octobre 2026, déjà inscrite au programme du RN de 2024.

    Pour le RN, la justice des mineurs privilégie l’éducatif au détriment de la sanction et ne répond pas assez vite ; il réclame un « sursaut pénal » et la « fin de la culture de l’excuse », en responsabilisant aussi les parents par la suspension des allocations familiales.

    Différence avec Lisnard

    Même majorité pénale à 16 ans, même comparution immédiate. Le Pen sanctionne le mineur ; Lisnard sanctionne aussi l’adulte qui l’envoie, avec un délit d’instrumentalisation de mineur, retire l’automatisme de l’excuse dès 13 ans et fait payer les parents solvables. Le RN envisage un référendum si le Conseil constitutionnel s’oppose ; Lisnard assume le débat juridique dans la loi, sans attendre.

    Présenté par Jordan Bardella au nom de la campagne de Marine Le Pen ; le RN envisage un référendum si le Conseil constitutionnel s’y oppose.

    • RMC, 20 octobre 2026 : Jordan Bardella veut abaisser la majorité pénale à 16 ans
    • France 24, 19 octobre 2026 : après le 17 octobre, le RN se pose en parti de l’ordre
    • Rassemblement national, programme des législatives 2024 : « Un projet, une méthode » (PDF)
    Jouer ce thème contre Le Pen
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité