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LISNARDVVValet · SécuritéPermettre aux maires d’armer leur police municipale

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Ils lisent la proposition, ses sources, et ce que proposent ses adversaires sur le même sujet.

L’image qui accompagnera le lien : Permettre aux maires d’armer leur police municipale : la proposition de David Lisnard
lisnard.cardsPermettre aux maires d’armer leur police municipale : la proposition de David LisnardPermettre aux communes volontaires d’armer leur police municipale, lui donner un meilleur accès aux fichiers et plus de pouvoirs pour verbaliser. Côté police nationale, passer de 37 % à 50 % d’agents sur le terrain.

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Valet · David Lisnard

Permettre aux maires d’armer leur police municipale

En clair

Permettre aux communes volontaires d’armer leur police municipale, lui donner un meilleur accès aux fichiers et plus de pouvoirs pour verbaliser. Côté police nationale, passer de 37 % à 50 % d’agents sur le terrain.

Pourquoi

86 % des communes n’ont pas de police municipale, alors qu’elle est souvent la première sur place. Lisnard considère que la sécurité reste la mission de l’État, mais que les maires doivent pouvoir agir.

« La police municipale est très souvent la première à intervenir. »
David Lisnard

Le contexte

Les policiers municipaux dépendent du maire. Leurs pouvoirs sont plus limités que ceux de la police nationale : ils ne mènent pas d’enquêtes, par exemple.

Dans le détail

  1. 1Les effectifs de police municipale ont augmenté de 35 % en dix ans, signe selon lui que l’État s’est désengagé.
  2. 2Créer un secrétariat d’État à la Sécurité intérieure et réformer l’organisation de la police nationale.
  3. 3Publier chaque année un audit des résultats en matière de sécurité.
  4. 4Exemple cannois : le 1er octobre 2026, la ville a déployé ses policiers municipaux devant trois lycées.

Ce qui fait débat

Armer ou non sa police resterait un choix du maire, ce qui peut creuser les écarts entre les communes qui en ont les moyens et les autres.

Sources

  • FAQ officielle : les polices municipales
  • Programme officiel : sécurité

Face à ses adversaires

Sur le même sujet, ce que proposent ceux qu’on peut lui opposer dans le jeu. Chaque carte renvoie à sa source.

  • Raphaël Glucksmann

    Laisser chaque maire décider d’armer sa police municipale

    Au congrès des maires, en novembre 2025, Glucksmann a dit vouloir « faire confiance aux maires » pour décider de l’armement de leur police municipale ou de l’installation de caméras, dans un usage « encadré par la loi ». Le projet de Place publique réaffirme le rôle de la police municipale, « centré sur la proximité et la prévention ».

    Pour lui, « l’insécurité touche d’abord les plus faibles » et des maires de gauche comme Michaël Delafosse à Montpellier mènent « une politique sans naïveté aucune sur la sécurité ». Côté État, Place publique veut faire renaître une police de proximité moderne et supprimer l’échelon zonal de la police nationale pour renforcer l’enquête de terrain.

    Différence avec Lisnard

    Même liberté laissée aux maires d’armer ou non leur police. Lisnard y ajoute ce sans quoi l’arme ne sert à rien, l’accès aux fichiers et les pouvoirs de verbalisation, et demande d’abord l’effort à l’État : 50 % des policiers nationaux sur le terrain au lieu de 37 %. Faire confiance aux maires, Lisnard l’a pratiqué avant de le dire, à Cannes, dont la police municipale est postée devant les lycées.

    • Public Sénat, 19 novembre 2025 : au congrès des maires, « une politique sans naïveté aucune sur la sécurité »
    • Projet « Acte I : notre vision pour la France » de Place publique (42 chantiers), co-dirigé par Raphaël Glucksmann : chantier 29 « Bâtir une société sûre, prévenir les violences »
    Jouer ce thème contre Glucksmann
  • Gabriel Attal

    Rendre obligatoire l’armement des polices municipales

    Armer obligatoirement les polices municipales, avec un équipement minimal selon la taille de la commune ; le maire ne pourrait y déroger que par délibération de son conseil. Police municipale systématique au-dessus de 10 000 habitants, accès aux fichiers, contrôles d’identité et amendes forfaitaires délictuelles pour les agents, équipement cofinancé par l’État.

    Renaissance voit dans les polices municipales des polices du lien et de première intervention. Selon le parti, trop d’élus refusent de les armer correctement, ce qui en fait des cibles et bride leur capacité d’intervention ; il faut aussi éviter les zones blanches de sécurité, chaque Français ayant droit à la tranquillité où qu’il vive.

    Différence avec Lisnard

    Attal impose l’arme à tous les maires, sauf délibération contraire, et une police municipale au-dessus de 10 000 habitants. Lisnard, maire, laisse chaque commune décider et lui donne ce qui manque : accès aux fichiers, pouvoirs de verbalisation. Surtout, il demande d’abord l’effort à l’État, dont c’est la mission : passer de 37 % à 50 % de policiers nationaux sur le terrain. 86 % des communes n’ont pas de police municipale ; obliger n’en crée pas une.

    • Renaissance, convention « Une République ferme, une France apaisée » (26 mai 2025) : chapitre Sécurité
    Jouer ce thème contre Attal
  • Jean-Luc Mélenchon

    Ne pas armer les policiers municipaux, intégrés à une police de proximité

    Rétablir une police de proximité et y intégrer les effectifs des polices municipales après quelques mois de formation, sous l’autorité fonctionnelle du maire et hiérarchique du préfet ; démanteler les BAC et les BRAV-M. Les maires insoumis refusent l’armement létal des policiers municipaux.

    Pour LFI, l’État se désengage de sa mission de sûreté et les communes compensent en armant leurs polices et en multipliant la vidéosurveillance, « dispositifs répressifs et liberticides qui ont démontré leur inefficacité ». Elle réclame à la place des effectifs de police nationale et de gendarmerie.

    Différence avec Lisnard

    Mélenchon désarme les policiers municipaux et les verse dans une police d’État ; Lisnard laisse chaque maire décider, avec les fichiers et les pouvoirs qui vont avec. Souvent première sur place, la police municipale a vu ses effectifs croître de 35 % en dix ans parce que l’État reculait. La fondre dans l’État qui a reculé n’est pas une réponse ; remettre 50 % des policiers nationaux sur le terrain en est une.

    Le refus de l’arme à feu est la position des élus insoumis pour les municipales de 2026 (juillet 2025), pas une phrase du programme présidentiel.

    • L’Avenir en commun, édition 2025 (programme pour 2027) : chapitre 7, « Une police de proximité au service de la sûreté des citoyens »
    • Réseau des élus insoumis, 8 juillet 2025 : police municipale, un service public de proximité
    Jouer ce thème contre Mélenchon
  • Marine Le Pen

    Rendre l’armement des policiers municipaux obligatoire

    Obliger les communes de plus de 5 000 habitants à armer leurs policiers municipaux, après formation, l’État payant armes et formation : proposition de loi de députés RN de juin 2025. Le programme du RN impose aussi une police municipale dans toute commune de plus de 10 000 habitants.

    Les députés RN jugent le dispositif actuel, facultatif et soumis à l’autorisation du préfet, « inégalement appliqué » : l’absence d’armement a selon eux exposé des agents lors d’émeutes et de violences de rue, et fragilise leur capacité d’intervention.

    Différence avec Lisnard

    Le Pen impose l’arme à toute commune de plus de 5 000 habitants, par une proposition de loi jamais examinée ; Lisnard laisse le maire décider et lui donne les outils, fichiers et verbalisation. Obliger une commune de 5 000 habitants à armer deux agents ne crée pas une police ; mettre 50 % des policiers nationaux sur le terrain au lieu de 37 %, si. La sécurité est la mission de l’État : c’est d’abord à lui que Lisnard demande l’effort.

    Proposition de loi de députés RN (juin 2025), non examinée ; l’obligation de créer une police municipale au-delà de 10 000 habitants vient du programme 2022, repris en 2024.

    • Assemblée nationale, proposition de loi n° 1632 de députés RN, 24 juin 2025 : armement obligatoire des policiers municipaux
    • Rassemblement national, programme des législatives 2024 : « Un projet, une méthode » (PDF)
    • Projet de Marine Le Pen 2022 : livret « La sécurité » (PDF)
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Mis à jour le 19 octobre 2026. Confidentialité