Santé
Cliquez sur la carte qui gagne
LISNARD
MÉLENCHONAs · David Lisnard
Supprimer les agences régionales de santé et confier leurs missions aux préfets et aux élus locaux. Les maires retrouveraient la présidence des conseils d’administration des hôpitaux.
87 % du territoire manque de médecins et, selon Lisnard, plus d’un tiers du personnel hospitalier n’est pas soignant. Il considère que la France dépense déjà plus que ses voisins pour la santé et que le problème vient de l’organisation.
« C’est une faillite d’organisation. »
Les ARS ont été créées en 2010 pour piloter la santé dans chaque région : hôpitaux, autorisations, prévention. Elles ont été très critiquées pendant la crise du Covid.
Sans échelon régional, les écarts entre territoires peuvent se creuser si chaque département s’organise seul. Il faudrait aussi confier ailleurs la veille sanitaire et la gestion des crises.
As · Jean-Luc Mélenchon
Le programme ne propose ni de supprimer ni de réformer les agences régionales de santé. Il veut rouvrir progressivement des urgences, maternités et EHPAD publics à moins de trente minutes de chaque Français, et remplacer l’objectif national de dépenses (ONDAM) par un objectif national de besoins (ONBAM).
L’édition 2025 du programme, le plan budgétaire d’octobre 2026 et le discours de Saint-Denis ne parlent pas des ARS ; le programme municipal de LFI (janvier 2026) prévoit même une « coopération renforcée » avec elles.
Pour Mélenchon, dix budgets macronistes ont mis l’hôpital public en ruine pour ouvrir la voie au privé. Il veut sortir de « la politique du chiffre à l’hôpital », revenir sur les suppressions de lits et recruter : 3 milliards d’euros de plus et au moins 10 000 postes de soignants dès 2027.
Mélenchon ajoute des moyens, 3 milliards et 10 000 postes, sans toucher à l’organisation qui les absorbe : plus d’un tiers du personnel hospitalier n’est pas soignant, contre un quart en Allemagne. Lisnard supprime l’étage administratif régional et rend l’hôpital aux médecins et aux maires. La France dépense déjà plus que ses voisins pour la santé ; c’est une faillite d’organisation, et on ne la répare pas en la finançant davantage.
