Retraites
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LISNARD
MÉLENCHONAs · David Lisnard
Garder une base par répartition et y ajouter une retraite par capitalisation, obligatoire et collective, négociée par branche et par entreprise. Pas de nouveau recul de l’âge de départ.
Lisnard juge la réforme de 2023 trop limitée parce qu’elle ne joue que sur l’âge. Selon lui, la répartition dépend trop du nombre d’actifs par retraité, ce qui oblige à des réformes à répétition.
« Il faut un étage obligatoire de retraite par capitalisation. »
Dans la répartition, les cotisations des actifs paient directement les pensions des retraités. Dans la capitalisation, chacun épargne pour sa propre retraite et l’argent est placé.
La transition coûte cher : pendant des années, il faut à la fois payer les pensions actuelles et épargner pour les futures. Et une épargne placée dépend de la santé des marchés financiers.
As · Jean-Luc Mélenchon
Abroger la réforme de 2023 dès 2027, puis revenir sur un mandat à la retraite à 60 ans à taux plein avec 40 annuités, financée par répartition : hausse de 0,25 point par an des cotisations vieillesse et cotisations sur les dividendes, l’intéressement et l’épargne salariale.
Pour Mélenchon, « il n’y a pas d’alternative à la retraite par répartition » : ceux qui pensent que la capitalisation les libérera de la démographie « se trompent ». Il préfère partager la richesse privatisée et augmenter la population active, par la natalité et l’immigration.
Mélenchon finance la retraite à 60 ans par des cotisations qui montent chaque année : la mécanique même qui fait dépendre les pensions du nombre d’actifs, 1,7 par retraité aujourd’hui contre plus de 4 en 1960. Lisnard garde la répartition comme socle et y ajoute un étage qui ne dépend pas de la démographie, obligatoire et collectif. Sans nouvelle hausse d’âge, et sans nouvelle hausse de cotisations sur la fiche de paie.
