Logement
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LISNARD
MÉLENCHONAs · David Lisnard
Supprimer l’obligation pour les communes d’avoir 20 à 25 % de logements sociaux, et la remplacer par des objectifs de construction fixés avec chaque collectivité.
Selon Lisnard, la construction neuve est tombée d’environ 500 000 à 300 000 logements par an. Il accuse l’accumulation de règles et une obligation uniforme qui ne tient pas compte des réalités locales.
L’article 55 de la loi SRU (2000) impose un taux minimum de logements sociaux aux communes d’une certaine taille, avec des pénalités financières pour celles qui ne l’atteignent pas.
Les défenseurs de la loi SRU estiment que, sans quota, certaines communes aisées ne construiraient jamais de logements sociaux.
As · Jean-Luc Mélenchon
Rehausser le seuil de logements sociaux de la loi SRU à 30 % dans les villes, le calculer par arrondissement dans les grandes métropoles et aggraver les sanctions contre les communes hors la loi. Objectif : 400 000 logements abordables par an, dont 200 000 logements publics, contre 100 000 aujourd’hui.
Son plan logement juge « irresponsables » les propositions « pour liquider le logement public, comme par exemple l’abrogation de la loi SRU ». Il constate 350 000 sans-abri, deux fois plus qu’il y a dix ans, 2,8 millions de ménages en attente d’un logement public et un logement qui absorbe 28 % du budget des ménages.
Mélenchon monte le quota à 30 % et durcit les sanctions ; Lisnard le supprime et négocie des objectifs avec chaque commune. Depuis 2000, le quota a été relevé et la construction est passée de 500 000 à 300 000 logements par an : l’un augmente la dose, l’autre change de remède. Et 75 % des Français sont éligibles au logement social, ce qui dit assez que le problème est l’offre, pas le pourcentage.
