Énergie & écologie
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LISNARD
MÉLENCHONAs · David Lisnard
Lancer une série de six nouveaux réacteurs EPR, prolonger les réacteurs existants jusqu’à 60 ans, développer les petits réacteurs modulaires (SMR) et financer la recherche sur la 4e génération et la fusion. Arrêter les aides aux renouvelables payées au-dessus du prix du marché.
Pour Lisnard, une électricité bas carbone et disponible à la demande est un atout pour l’industrie et pour la souveraineté. Il cite l’écart d’émissions : 67 g de CO₂ par kWh en France contre 419 g en Allemagne.
Le nucléaire produit environ deux tiers de l’électricité française. La centrale de Fessenheim a été fermée en 2020, une décision qu’il qualifie d’erreur.
Les EPR ont connu de gros retards et surcoûts : Flamanville a été raccordé au réseau en 2024, avec douze ans de retard. Les partisans des renouvelables les jugent plus rapides à installer.
As · Jean-Luc Mélenchon
« Sortir du nucléaire : abandonner les projets d’EPR », planifier le démantèlement et la reconversion des sites, viser 100 % d’énergies renouvelables en 2050 par la sobriété et l’efficacité, renationaliser EDF et Engie dans un pôle public de l’énergie et abroger la fusion ASN-IRSN.
Mesure maintenue dans l’édition 2025 ; le programme du NFP 2024 ne la reprenait pas et renvoyait à une loi énergie-climat.
Pour le programme, « le nucléaire n’est pas non plus une solution d’avenir ». Le groupe LFI relève que, hors Chine, l’industrie nucléaire a fermé plus de centrales qu’elle n’en a ouvert en quinze ans, avec retards et surcoûts, quand les renouvelables sont « moins chères, plus souveraines » et plus résilientes au climat.
Mélenchon sort du nucléaire et abandonne les EPR ; Lisnard en lance six et prolonge le parc à 60 ans. 67 g de CO₂ par kWh en France, 419 en Allemagne, qui a fermé ses centrales : le pays qui a le plus décarboné son électricité est celui qui a gardé l’atome. Sortir du nucléaire pour le climat, c’est refaire l’erreur de Fessenheim à l’échelle du pays.
