École
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LISNARD
MÉLENCHONAs · David Lisnard
Supprimer progressivement l’obligation d’inscrire son enfant dans l’établissement de son secteur, au moins dans les villes, pour que les familles choisissent leur école.
Pour Lisnard, la carte scolaire enferme les familles dans leur quartier : l’école d’un enfant dépend de son adresse. Il cite les résultats des collégiens français en mathématiques, parmi les plus faibles d’Europe.
« Libérer les chefs d’établissements, les enseignants et les parents de la sectorisation. »
La carte scolaire affecte chaque élève à une école, un collège et un lycée publics selon son adresse. Des dérogations existent, mais elles sont limitées.
Le risque souvent cité : que les familles les plus informées se regroupent dans les mêmes établissements et que les autres se vident. Les partisans du libre choix répondent que la carte actuelle est déjà contournée par ceux qui en ont les moyens.
As · Jean-Luc Mélenchon
Instaurer « une nouvelle carte scolaire mettant fin à la ségrégation scolaire », refonder la carte de l’éducation prioritaire selon les besoins, réduire partout les effectifs vers 19 élèves par classe et construire des établissements publics dans les « déserts d’écoles publiques ».
Pour Mélenchon, l’école publique sort « terriblement affaiblie » d’une quinzaine d’années de politiques qui la livrent au marché. Il veut « assurer l’égalité devant l’école » par la mixité et les moyens ; le libre choix de l’école par les familles n’apparaît pas dans son programme.
Mélenchon refait la carte scolaire ; Lisnard la supprime. Redessiner la sectorisation, c’est encore décider de l’école d’un enfant d’après son adresse, par un autre tracé. Lisnard rend ce choix aux parents, avec les résultats publics pour le faire en connaissance de cause. La carte est contournée par ceux qui ont les moyens ; le libre choix donne les mêmes aux autres.
