Logement
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LISNARD
LE PENAs · David Lisnard
Supprimer l’obligation pour les communes d’avoir 20 à 25 % de logements sociaux, et la remplacer par des objectifs de construction fixés avec chaque collectivité.
Selon Lisnard, la construction neuve est tombée d’environ 500 000 à 300 000 logements par an. Il accuse l’accumulation de règles et une obligation uniforme qui ne tient pas compte des réalités locales.
L’article 55 de la loi SRU (2000) impose un taux minimum de logements sociaux aux communes d’une certaine taille, avec des pénalités financières pour celles qui ne l’atteignent pas.
Les défenseurs de la loi SRU estiment que, sans quota, certaines communes aisées ne construiraient jamais de logements sociaux.
As · Marine Le Pen
Abroger la loi SRU, qui impose aux communes de plus de 3 500 habitants 20 à 25 % de logements sociaux, et supprimer les pénalités qui vont avec. En parallèle, réserver en priorité les HLM et les APL aux Français et vendre « un certain nombre de HLM aux Français ».
Pour Marine Le Pen, le logement doit être « un des grands chantiers » de son quinquennat et la loi SRU est une erreur. Le RN rappelle que 900 000 familles attendent un logement social et que les étrangers, 8 % de la population, occupent 15 % du parc social.
Le Pen et Lisnard suppriment tous deux le quota de la loi SRU. Le Pen abroge et s’arrête là, puis réserve les HLM aux Français ; Lisnard met quelque chose à la place : un objectif de construction négocié avec chaque commune, pour que les 300 000 logements par an redeviennent 500 000. Abroger sans remplacer laisse les maires seuls face à la pénurie ; Lisnard, qui les a présidés, leur donne un cadre.
