Retraites
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LISNARD
GLUCKSMANNAs · David Lisnard
Garder une base par répartition et y ajouter une retraite par capitalisation, obligatoire et collective, négociée par branche et par entreprise. Pas de nouveau recul de l’âge de départ.
Lisnard juge la réforme de 2023 trop limitée parce qu’elle ne joue que sur l’âge. Selon lui, la répartition dépend trop du nombre d’actifs par retraité, ce qui oblige à des réformes à répétition.
« Il faut un étage obligatoire de retraite par capitalisation. »
Dans la répartition, les cotisations des actifs paient directement les pensions des retraités. Dans la capitalisation, chacun épargne pour sa propre retraite et l’argent est placé.
La transition coûte cher : pendant des années, il faut à la fois payer les pensions actuelles et épargner pour les futures. Et une épargne placée dépend de la santé des marchés financiers.
As · Raphaël Glucksmann
Glucksmann ne s’est pas prononcé sur une épargne retraite obligatoire. Il veut abroger la réforme de 2023, revenir à 62 ans comme âge légal et réformer la répartition avec les partenaires sociaux, selon la pénibilité et l’espérance de vie : certains partiraient dès 60 ans, d’autres plus tard.
Ni le projet de Place publique ni ses interventions de 2026 sur les retraites n’évoquent la capitalisation ; la carte donne sa ligne sur la répartition.
Pour Place publique, le système par répartition est « un trésor national » à préserver, mais il est fragilisé : il faut plus de cotisants (seniors, immigration légale de travail). Glucksmann refuse de faire de l’âge légal « le totem absolu » et veut fonder la réforme sur les inégalités de conditions et d’espérance de vie.
Glucksmann revient à 62 ans et compte sur davantage de cotisants, seniors et immigration de travail, pour sauver la répartition. Lisnard ne demande pas à la démographie ce qu’elle ne donne plus : 1,7 cotisant par retraité aujourd’hui, plus de 4 en 1960. Il garde la répartition comme socle et y ajoute un étage de capitalisation obligatoire et collectif, sans toucher à l’âge, ni dans un sens ni dans l’autre. Revenir à 62 ans coûte ; ne pas rouvrir l’âge ne coûte rien.
