Logement
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LISNARD
GLUCKSMANNAs · David Lisnard
Supprimer l’obligation pour les communes d’avoir 20 à 25 % de logements sociaux, et la remplacer par des objectifs de construction fixés avec chaque collectivité.
Selon Lisnard, la construction neuve est tombée d’environ 500 000 à 300 000 logements par an. Il accuse l’accumulation de règles et une obligation uniforme qui ne tient pas compte des réalités locales.
L’article 55 de la loi SRU (2000) impose un taux minimum de logements sociaux aux communes d’une certaine taille, avec des pénalités financières pour celles qui ne l’atteignent pas.
Les défenseurs de la loi SRU estiment que, sans quota, certaines communes aisées ne construiraient jamais de logements sociaux.
As · Raphaël Glucksmann
« Accélérer la construction de logements sociaux en réhaussant les objectifs nationaux annuels, via des contrats territoriaux adaptés aux besoins réels des territoires et à l’exigence de mixité sociale », et créer un fonds national pour aider les collectivités à acheter du foncier.
Le projet ne cite pas la loi SRU ni son quota par commune ; il relève les objectifs nationaux sans dire si l’obligation uniforme est maintenue.
Pour Place publique, « le logement est une urgence absolue » : « les prix de la location flambent, la pression foncière augmente, le nombre de logements sociaux est insuffisant, comme celui de logements sur le marché en général ».
Glucksmann parle lui aussi de contrats adaptés à chaque territoire, mais il les pose par-dessus l’obligation uniforme, sans dire s’il la garde, et relève les objectifs nationaux. Lisnard enlève l’étage qui ne marche pas : plus de quota, un objectif de construction négocié avec chaque commune. Vingt-cinq ans de quota ont donné 300 000 logements par an au lieu de 500 000 ; monter la cible ne change pas la méthode.
