École
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LISNARD
GLUCKSMANNAs · David Lisnard
Supprimer progressivement l’obligation d’inscrire son enfant dans l’établissement de son secteur, au moins dans les villes, pour que les familles choisissent leur école.
Pour Lisnard, la carte scolaire enferme les familles dans leur quartier : l’école d’un enfant dépend de son adresse. Il cite les résultats des collégiens français en mathématiques, parmi les plus faibles d’Europe.
« Libérer les chefs d’établissements, les enseignants et les parents de la sectorisation. »
La carte scolaire affecte chaque élève à une école, un collège et un lycée publics selon son adresse. Des dérogations existent, mais elles sont limitées.
Le risque souvent cité : que les familles les plus informées se regroupent dans les mêmes établissements et que les autres se vident. Les partisans du libre choix répondent que la carte actuelle est déjà contournée par ceux qui en ont les moyens.
As · Raphaël Glucksmann
Plutôt que supprimer la carte scolaire, l’étendre : « intégrer les établissements privés sous contrat à la carte scolaire pour garantir une répartition équitable des élèves et renforcer la mixité sociale ». Glucksmann promet d’appliquer « le principe de mixité sociale à tous les établissements financés par le contribuable, y compris donc le privé ».
Selon lui, la France a « l’école qui reproduit le plus les inégalités en Europe ». L’école doit « donner à chaque élève les mêmes chances, quel que soit son quartier, son nom, ses origines et son histoire », écrit Place publique, qui veut aussi freiner les fermetures d’écoles rurales.
Glucksmann étend la carte scolaire au privé, la sectorisation pour tous ; Lisnard la supprime pour tous, avec les résultats de chaque école rendus publics. La carte est déjà contournée par ceux qui en ont les moyens ; l’étendre enferme ceux qui ne les ont pas, la retirer leur donne enfin le même choix.
