Santé
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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Supprimer les agences régionales de santé et confier leurs missions aux préfets et aux élus locaux. Les maires retrouveraient la présidence des conseils d’administration des hôpitaux.
87 % du territoire manque de médecins et, selon Lisnard, plus d’un tiers du personnel hospitalier n’est pas soignant. Il considère que la France dépense déjà plus que ses voisins pour la santé et que le problème vient de l’organisation.
« C’est une faillite d’organisation. »
Les ARS ont été créées en 2010 pour piloter la santé dans chaque région : hôpitaux, autorisations, prévention. Elles ont été très critiquées pendant la crise du Covid.
Sans échelon régional, les écarts entre territoires peuvent se creuser si chaque département s’organise seul. Il faudrait aussi confier ailleurs la veille sanitaire et la gestion des crises.
As · Gabriel Attal
Rien de connu sur les ARS. Sa réforme de l’État passe par 100 000 postes de fonctionnaires en moins, par départs volontaires et non-remplacement, en préservant l’Éducation, les Armées, la Justice et l’Intérieur, et par un « big bang » territorial qui ferait du maire l’élu le plus puissant de France.
Les conventions de Renaissance de 2025, son entretien au Parisien de juillet 2026 et sa déclaration de politique générale de 2024 ne parlent pas des ARS.
Sur la santé, ses mesures de Premier ministre en 2024 visaient l’accès aux soins plutôt que l’organisation administrative : régularisation des médecins étrangers déjà en France, émissaire chargé d’en recruter à l’étranger, obligation de garde pour certains médecins si le service d’accès aux soins n’était pas déployé, pénalité pour les rendez-vous non honorés.
Attal veut faire du maire l’élu le plus puissant de France, et garde les agences régionales qui décident par-dessus lui de son hôpital. Lisnard supprime les ARS, rend la présidence des hôpitaux aux maires et confie la carte des soins aux préfets et aux communautés médicales. Les ARS emploient 8 800 agents ; Lisnard préfère payer 8 800 soignants. Le pouvoir au maire ne se décrète pas, il se libère d’un étage.
