Retraites
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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Garder une base par répartition et y ajouter une retraite par capitalisation, obligatoire et collective, négociée par branche et par entreprise. Pas de nouveau recul de l’âge de départ.
Lisnard juge la réforme de 2023 trop limitée parce qu’elle ne joue que sur l’âge. Selon lui, la répartition dépend trop du nombre d’actifs par retraité, ce qui oblige à des réformes à répétition.
« Il faut un étage obligatoire de retraite par capitalisation. »
Dans la répartition, les cotisations des actifs paient directement les pensions des retraités. Dans la capitalisation, chacun épargne pour sa propre retraite et l’argent est placé.
La transition coûte cher : pendant des années, il faut à la fois payer les pensions actuelles et épargner pour les futures. Et une épargne placée dépend de la santé des marchés financiers.
As · Gabriel Attal
Remplacer l’âge légal par un système universel fondé sur la durée de cotisation, avec une vraie décote et une vraie surcote, complété par un pilier de capitalisation. L’État verserait 1 000 € à chaque enfant à la naissance sur un compte de capitalisation, que la famille pourrait abonder. Son parti évoque l’épargne d’entreprise ou un fonds souverain, sans trancher sur un caractère obligatoire.
Pour Attal, on n’en est plus à bouger les paramètres ou les curseurs : il faut changer de système, pour qu’un euro cotisé ouvre les mêmes droits à tous et que chacun choisisse son moment de départ. Renaissance ajoute que, compte tenu de la démographie, la capitalisation serait cinq fois plus efficace pour les cotisants que la répartition et fournirait les capitaux longs qui manquent à l’économie.
Attal change tout le système, âge légal compris, et laisse ouverte la seule question qui compte pour l’étage de capitalisation : obligatoire ou non. Lisnard ne rouvre pas l’âge et tranche : un étage obligatoire, collectif, négocié par branche, financé par la désindexation des pensions au-dessus de 2 000 €. Un compte de 1 000 € ouvert à la naissance met cinquante ans à devenir une retraite ; un étage obligatoire en fait une dès le premier salaire.
