Immigration
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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Réduire fortement l’immigration légale : diviser par huit le nombre de titres de séjour délivrés, fixer des quotas de travailleurs qualifiés, durcir le regroupement familial et mettre fin à l’automaticité du droit du sol.
Lisnard estime que la France délivre 400 000 à 500 000 titres de séjour par an sans véritable politique. Il soutient que l’immigration illégale vient surtout de personnes entrées légalement et restées après l’expiration de leur titre.
« Couper le robinet de l’immigration, la diviser au moins par huit. »
Le regroupement familial permet à un étranger installé en France de faire venir sa famille, sous conditions de ressources et de logement. Le droit du sol permet à un enfant né en France de parents étrangers de devenir français, en général à sa majorité.
Plusieurs secteurs (bâtiment, aide à domicile, restauration, agriculture) dépendent beaucoup des travailleurs étrangers. Une baisse aussi forte des entrées pose la question de qui occupera ces emplois.
As · Gabriel Attal
Faire définir les profils et volumes d’immigration de travail par les partenaires sociaux et les acteurs économiques, puis les soumettre au vote du Parlement, avec un système d’admission à points à la canadienne (qualifications, âge, français, offre d’emploi ferme). Durcir le regroupement familial, mais refuser de supprimer le droit du sol. Aucun objectif chiffré de titres de séjour.
Renaissance veut passer d’une immigration surtout familiale et subie à une immigration économique et pilotée, condition de l’intégration : 350 000 emplois sont non pourvus et un médecin hospitalier sur dix a été formé à l’étranger. Lier le séjour à l’emploi assécherait aussi, selon le parti, l’immigration clandestine, largement issue d’étrangers entrés légalement et restés.
Attal organise une procédure, partenaires sociaux puis Parlement, et un système à points, sans dire combien de titres il vise, et garde le droit du sol automatique. Lisnard fixe l’objectif, huit fois moins de titres, garde des quotas pour les métiers qui manquent de bras, et soumet le tout au référendum. Un système à points sans plafond trie les entrées ; il ne les réduit pas.
