Énergie & écologie
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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Lancer une série de six nouveaux réacteurs EPR, prolonger les réacteurs existants jusqu’à 60 ans, développer les petits réacteurs modulaires (SMR) et financer la recherche sur la 4e génération et la fusion. Arrêter les aides aux renouvelables payées au-dessus du prix du marché.
Pour Lisnard, une électricité bas carbone et disponible à la demande est un atout pour l’industrie et pour la souveraineté. Il cite l’écart d’émissions : 67 g de CO₂ par kWh en France contre 419 g en Allemagne.
Le nucléaire produit environ deux tiers de l’électricité française. La centrale de Fessenheim a été fermée en 2020, une décision qu’il qualifie d’erreur.
Les EPR ont connu de gros retards et surcoûts : Flamanville a été raccordé au réseau en 2024, avec douze ans de retard. Les partisans des renouvelables les jugent plus rapides à installer.
As · Gabriel Attal
Tenir l’objectif de 14 EPR, lancer un plan « SMR 2030 » pour mettre les petits réacteurs modulaires en production industrielle dès 2030, massifier l’éolien en mer et viser un premier plasma de fusion en 2030 avec Iter. Garantir aux industriels une électricité à 50 € le MWh au maximum pendant dix ans, en échange d’objectifs de décarbonation.
Pour Attal, près de la moitié de l’énergie française est importée : il veut sortir de la dépendance à la Russie et aux pays du Golfe en produisant les trois quarts de l’énergie en France, avec un mix nucléaire et renouvelable. Son parti refuse les guerres idéologiques, de la droite contre les renouvelables comme de la gauche contre le nucléaire.
Attal annonce 14 EPR, de l’éolien en mer massifié et une électricité garantie à 50 € le MWh ; Lisnard programme six réacteurs en série, prolonge le parc à 60 ans et arrête les aides aux renouvelables payées au-dessus du marché. Flamanville a pris douze ans de retard : six réacteurs lancés et tenus valent mieux que quatorze promis. Et un prix garanti par l’État se paie quelque part ; cesser de subventionner au-dessus du marché, non.
