École
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LISNARD
ATTALAs · David Lisnard
Supprimer progressivement l’obligation d’inscrire son enfant dans l’établissement de son secteur, au moins dans les villes, pour que les familles choisissent leur école.
Pour Lisnard, la carte scolaire enferme les familles dans leur quartier : l’école d’un enfant dépend de son adresse. Il cite les résultats des collégiens français en mathématiques, parmi les plus faibles d’Europe.
« Libérer les chefs d’établissements, les enseignants et les parents de la sectorisation. »
La carte scolaire affecte chaque élève à une école, un collège et un lycée publics selon son adresse. Des dérogations existent, mais elles sont limitées.
Le risque souvent cité : que les familles les plus informées se regroupent dans les mêmes établissements et que les autres se vident. Les partisans du libre choix répondent que la carte actuelle est déjà contournée par ceux qui en ont les moyens.
As · Gabriel Attal
Fermer « les 100 collèges qui constituent les pires ghettos scolaires » et répartir leurs élèves dans d’autres établissements. Au primaire, viser moins de 20 élèves par classe grâce à la baisse démographique.
Il ne parle ni de supprimer la carte scolaire ni du libre choix de l’école : sa réponse à la ségrégation scolaire passe par la fermeture et la redistribution.
Attal veut plus de mixité sociale et une école qui relève le niveau de tous, avec une loi de programmation pilotée par un ministre qui resterait cinq ans en poste, après sept ministres en quatre ans depuis 2022, et la généralisation des groupes de niveau en français et en mathématiques.
Attal ferme 100 collèges et répartit leurs élèves d’autorité ; Lisnard laisse les familles choisir leur école, avec les résultats de chaque établissement rendus publics. Fermer un collège déplace la ségrégation d’une adresse à une autre ; donner le choix aux parents la retire à l’adresse. Et le chef d’établissement qui recrute son équipe peut relever un collège sans qu’on le ferme.
