Conclusion · 20 min

Les candidats de 2027 face au cercle vertueux

Sur chaque maillon, la solution logique, puis ce que proposent les cinq principaux candidats.

L’essentiel

  • Sur chaque maillon, les preuves dessinent une solution logique. Ce chapitre y confronte les propositions des cinq principaux candidats de 2027.
  • Sur le travail et son coût, les impôts de production et l’épargne, David Lisnard et Gabriel Attal sont les plus alignés. Lisnard se distingue par le contrat unique et un financement déjà réparti ; Attal par un levier de durée plus net et une priorité au primaire.
  • Marine Le Pen les rejoint sur les impôts de production, la capitalisation et le nucléaire. Mais elle va à l’inverse sur le premier levier : une retraite entre 60 et 62 ans raccourcirait la vie active.
  • Raphaël Glucksmann est aligné sur l’enquête et les saisies contre les réseaux, et sur le nucléaire. La hausse du et le retour à 62 ans vont en revanche contre le travail.
  • Jean-Luc Mélenchon va à l’inverse sur presque tous les maillons : retraite à 60 ans, SMIC à 1 700 € nets, sortie du nucléaire, aucune économie.
  • Aucune des propositions relevées ne traite de front deux angles morts communs : l’ouverture des marchés protégés et le cumul études-emploi des jeunes.

Pour chaque maillon, un tableau donne la proposition de chaque candidat, sa cohérence avec la solution logique et ce qui manque ou contredit. La cohérence est Forte, Partielle ou Faible. Elle est Contraire quand la proposition va à l’inverse de la solution, et Non renseignée faute de position connue.

FortePartielleFaibleContraireNon renseignée

Les positions sont celles relevées le 22 octobre 2026 dans les programmes, sites de campagne et déclarations des candidats. Elles seront à mettre à jour après les annonces prévues en novembre 2026 : nouvelle édition de L’Avenir en commun les 6 et 7 novembre, volet retraites du Rassemblement national le 17 novembre. Le programme de Raphaël Glucksmann n’étant pas encore publié, ses positions viennent du projet de Place publique et des débats de la primaire de gauche. Touchez un verdict pour voir ce qui manque ou contredit.

Maillon 1

Travailler

La solution logique

Allonger la vie active des seniors, premier gisement d’emplois. Favoriser l’apprentissage. Accompagner vers l’emploi plutôt que seulement indemniser. Protéger les personnes plutôt que les postes, ce qui suppose des contrats plus souples.

  1. David LisnardContrat unique ; charges négatives pour embaucher au  ; chômage dégressif ; garde la réforme de 2023, sans en faire « sa réponse »
  2. Gabriel AttalÂge légal remplacé par la durée de cotisation, avec décote et surcote ; nouvelle réforme du chômage pour « inciter au travail » ; plafond d’heures supplémentaires supprimé
  3. Marine Le PenRetraite entre 60 et 62 ans ; contre la dégressivité ; 35 heures inchangées
  4. Raphaël GlucksmannRetour à 62 ans, modulé selon la pénibilité ; réforme du chômage abrogée ; « garantie à l’emploi »
  5. Jean-Luc MélenchonRetraite à 60 ans ; réformes du chômage abrogées ; 32 heures dans les métiers pénibles

Ce qui départage les candidats

Le premier gisement d’emplois est celui des seniors. En 2025, des 60-64 ans travaillent en France, contre 67,6 % en Allemagne. Le recul de l’âge de 2010 a , et l’ recommande en 2026 de lier l’âge de départ à . Trois candidats sur cinq feraient l’inverse en revenant à 60 ou 62 ans. Attal est le plus net sur la durée. Lisnard garde la réforme de 2023, mais son programme hésite : sa page de programme fait des ans « un impératif national urgent », sa FAQ de 2026 dit qu’il « ne fait pas de l’âge .

Sur la souplesse du travail, Lisnard est le plus avancé. En 2017, des embauches se faisaient en CDD, contre 76 % en 1993. Le contrat unique, proposé dès 2003 par Olivier Blanchard et Jean Tirole, prix , puis par Pierre Cahuc , s’attaque à cette coupure. Ses charges négatives reprennent une idée qui a marché : en 2009, l’exonération des embauches au SMIC dans les entreprises de moins de dix salariés a , pour un coût net proche de zéro, parce qu’elle était .

Aucune des propositions relevées ne vise le cumul études-emploi. En 2025, des 18-24 ans cumulent études et emploi en France, contre 42,8 % au Danemark.

Sources des positions : Lisnard (programme, FAQ « Que le travail paie ») ; Attal (retraites, travail) ; Le Pen (retraites, programme 2024, temps de travail) ; Glucksmann (projet de Place publique) ; Mélenchon (retraites, chômage, temps de travail).

Maillon 2

Un travail qui paie

La solution logique

Baisser le prélèvement sur le travail en baissant certaines prestations sociales. Refondre ensemble allègements de charges et prime d’activité, pour que chaque hausse de salaire rapporte vraiment.

  1. David LisnardCotisations baissées : environ 250 € nets par mois pour 2 500 €, grâce à 120 Md€ pris sur un plan d’économies déjà réparti ; 500 € d’écart garanti entre travail et assistance
  2. Gabriel AttalCotisations salariales baissées : environ 250 € nets au salaire médian, payés par des économies « sur le modèle social »
  3. Marine Le PenHausses de salaire de 10 % exonérées de cotisations patronales (mesure de 2024, pas encore confirmée)
  4. Raphaël Glucksmann baissée, environ 130 € nets au SMIC, payée par une taxe sur les très gros héritages ; SMIC porté à 1 600 € nets
  5. Jean-Luc MélenchonSMIC porté à 1 700 € nets, cotisations inchangées

Ce qui départage les candidats

Le besoin est réel : en 2025, le d’un célibataire au salaire moyen atteint en France, contre 35,1 % dans l’OCDE. Lisnard et Attal sont les seuls à baisser ce prélèvement en le finançant par des économies. Lisnard est le seul à adosser ce financement à un plan déjà .

Attal propose presque la même mesure, mais son bilan n’apporte aucune garantie. Premier ministre, il promettait le janvier 2024 de « désmicardiser » la France. La trappe est restée intacte : selon les experts du SMIC, la réforme des allègements prévue pour 2026 ne change pas . Et en 2024, l’année où il a dirigé le gouvernement, de janvier à septembre, le déficit public a atteint du , contre 4,4 % prévus dans la loi de finances. Des économies « sur le modèle social » encore non réparties restent donc une promesse. À gauche, relever le SMIC par décret renchérit l’emploi peu qualifié. Or le SMIC français atteint déjà du salaire médian, le niveau le plus élevé des pays européens suivis par l’OCDE.

Aucune des propositions relevées ne cible la trappe. Entre 1 et 1,6 SMIC, près de d’une hausse du coût du travail part en prélèvements et en aides retirées. Elle vient du retrait simultané des allègements patronaux et de la prime d’activité. Une baisse uniforme des cotisations relève le net de tous, mais ne la corrige pas.

Deux points de vigilance concernent Lisnard. Le plafond de son allocation unique . S’il incluait les aides familiales, il pèserait sur les familles nombreuses, alors que la pauvreté touche des enfants en 2024. La TVA unique à , présentée comme une piste non tranchée, pèserait près de trois fois plus sur les les plus modestes. Sa FAQ de 2026 finance d’ailleurs la baisse des cotisations par les économies, pas par la TVA.

Sources des positions : Lisnard, FAQ 200 Md€ ; Attal, entretien au Télégramme, 2026 ; Le Pen, programme 2024 ; Glucksmann, LCP, 2026 (CSG, primaire de gauche) ; Mélenchon, discours de Saint-Denis, 2026.

Maillon 3

Investir dans l’avenir

La solution logique

Stabiliser la part des retraites dans le PIB pour dégager des marges. Faire du primaire la priorité. Mieux payer et mieux former les enseignants. Investir dans la recherche.

  1. David LisnardEnseignants + 20 % ; certificat de fin de primaire ; autonomie des écoles, chèque éducation, fin de la carte scolaire
  2. Gabriel AttalEnseignants + 200 à 500 € nets par mois ; moins de 20 élèves par classe au primaire ; certificat d’études à l’entrée en 6e
  3. Marine Le PenEnseignants + 4 % par an pendant trois ans ; plus d’heures de français et de mathématiques au primaire (projet de 2022)
  4. Raphaël GlucksmannEnseignants + 10 %, jusqu’à 25 % selon la carrière ; moins d’élèves par enseignant et tutorat au primaire
  5. Jean-Luc MélenchonPoint d’indice des fonctionnaires + 10 % ; classes vers 19 élèves ; abrogation du « choc des savoirs »

Ce qui départage les candidats

De 2000 à 2024, la vieillesse passe de à 13,4 % du PIB, et l’enseignement recule de 5,6 % à 5,1 %. Revenir à 60 ou 62 ans creuserait cet écart : c’est la limite commune à Le Pen, Glucksmann et Mélenchon. La France dépense de moins que la moyenne de l’OCDE par élève de l’élémentaire, et 24 % de plus au lycée. En 2023, ses élèves de obtiennent en mathématiques, contre 524 dans l’Union européenne. Attal est celui qui priorise le plus nettement le primaire.

Tous revalorisent les enseignants, et le besoin est réel : dans l’élémentaire, ils gagnent de moins que les autres diplômés du supérieur. Lisnard se distingue par la liberté laissée aux écoles et aux familles. L’autonomie améliore les résultats quand elle s’accompagne . Le chèque éducation est plus incertain : en Suède, les gains sont apparus au bout d’environ dix ans, avec .

Aucune des propositions relevées ne chiffre un effort de recherche, alors qu’il stagne à du PIB en 2024, contre 3,12 % en Allemagne.

Sources des positions : Lisnard, programme éducation ; Attal, LCP, 2026 ; Le Pen (salaires, projet de 2022) ; Glucksmann (Public Sénat, 2026, projet de Place publique) ; Mélenchon (salaires, programme).

Maillon 4

Entreprendre et grandir

La solution logique

Ouvrir les marchés protégés et faire respecter la concurrence. Lisser les seuils de salariés. Supprimer d’abord la , l’impôt de production le plus nocif. Recentrer le crédit d’impôt recherche () sur les petites et moyennes entreprises (PME).

  1. David LisnardImpôts de production − 40 Md€, en commençant par la C3S ; codes réécrits ; aides remplacées par des baisses d’impôts
  2. Gabriel AttalFin de la CVAE, impôts de production sous 3 % de la valeur ajoutée ; « Constitution du travail » de 50 pages ; un seul recours par projet
  3. Marine Le PenCFE, CVAE et C3S supprimées, soit − 16,2 Md€ ; 120 petites taxes supprimées
  4. Raphaël GlucksmannAucune baisse ; effort fiscal sur les grands groupes ; CIR plafonné pour les grands groupes
  5. Jean-Luc MélenchonAucune baisse ; impôt sur les sociétés plus progressif ; CIR rogné ; lois travail abrogées

Ce qui départage les candidats

En 2022, les impôts de production des sociétés pèsent du PIB en France, contre 0,7 % en Allemagne. Le Conseil d’analyse économique () juge la CS la plus nocive, car elle s’applique en cascade. Lisnard et Le Pen la suppriment ; Attal vise d’abord la CVAE. L’ordre compte plus que le montant : la baisse de de 2021, centrée sur d’autres impôts, n’a eu aucun effet mesurable. Lisnard propose la baisse la plus forte, deux fois et demie celle du RN.

Aucune des propositions relevées ne s’attaque aux protections des entreprises installées ni aux seuils. Ce sont pourtant les leviers les mieux prouvés. Avec un quatrième opérateur, les prix du mobile ont baissé de en 2012 et de 27,2 % en 2013. Le seuil de 50 salariés réduit l’innovation de . En 2023, les entreprises de 10 à 249 salariés emploient des actifs occupés en France, contre 44,2 % au Danemark. Le CIR n’est efficace que  : sur ce point, Glucksmann va dans le bon sens.

Sources des positions : Lisnard (FAQ 200 Md€, programme « Être maître de notre destin ») ; Attal, débat de la REF, 2026 ; Le Pen (contre-budget 2026, normes) ; Glucksmann, projet de Place publique ; Mélenchon (contre-budget, droit du travail).

Maillon 5

Épargner et investir

La solution logique

Un pilier de retraite collectif, à adhésion automatique, avec un fonds public par défaut à bas coût. Le bâtir progressivement, sur un socle public solide, à l’abri des ponctions.

  1. David LisnardÉtage collectif obligatoire, négocié par branche (FAQ de 2026) ; sa page de programme parle encore d’une capitalisation individuelle pour 40 % des retraites
  2. Gabriel AttalPilier de capitalisation ; 1 000 € versés par l’État sur un compte à chaque naissance
  3. Marine Le PenPilier individuel et collectif, modalités annoncées pour le 17 novembre 2026
  4. Raphaël GlucksmannPas de position connue
  5. Jean-Luc MélenchonRefus de la capitalisation

Ce qui départage les candidats

Trois candidats proposent un pilier de capitalisation. La version collective de Lisnard est la plus proche de l’architecture des systèmes mixtes qui réussissent : un socle public, puis un pilier collectif . En Suède, seuls des épargnants qui choisissent leurs fonds battent le fonds public par défaut sur longue période. Un pilier surtout individuel, avec un socle public mince, va au contraire de pair avec plus de pauvreté des âgés : en Australie, contre 6,1 % en France en 2022.

Aucune des propositions relevées ne chiffre la transition. La capitalisation diversifie les risques, mais ne règle . Pour que des pensions du privé en viennent, il faudrait environ 20 Md€ de plus par an.

Sources des positions : Lisnard (FAQ capitalisation, programme écrit) ; Attal, LCP, 2025 ; Le Pen, Public Sénat, 2026 ; Glucksmann, projet de Place publique ; Mélenchon, 2026.

Maillon 6

L’ordre et la règle

La solution logique

Rendre la sanction certaine et rapide : police sur le terrain, enquêteurs et procureurs, jugements rapides, saisie des biens des réseaux. Réserver la prison aux auteurs dangereux et aux récidivistes, sans peines minimales automatiques. Pour les mineurs, une réponse rapide et une prise en charge intensive, pas un jugement d’adulte.

  1. David LisnardProcureurs doublés, police sur le terrain, saisies ; peines minimales ; majorité pénale à 16 ans ; 20 000 places de prison
  2. Gabriel AttalSeuils de peine dès le premier acte ; comparution immédiate des mineurs récidivistes dès 16 ans ; saisies, trafiquants expulsés des logements sociaux ; prisons construites plus vite
  3. Marine Le PenPeines planchers ; majorité pénale à 16 ans ; réductions de peine limitées ; 40 000 places de prison
  4. Raphaël GlucksmannEnquête renforcée et saisies ; justice de proximité, médiation et travaux d’intérêt général ; prévention chez les mineurs
  5. Jean-Luc MélenchonMoyens concentrés sur les têtes de réseau ; cannabis légalisé ; ni peines planchers ni nouvelles prisons

Ce qui départage les candidats

La certitude d’être pris dissuade plus que la sévérité . Sur ce terrain, Lisnard est le plus complet à droite : il veut doubler le nombre de procureurs et porter de à 50 % la part de policiers nationaux sur le terrain. La France compte procureurs pour 100 000 habitants en 2022, contre une médiane européenne de 11,2. Glucksmann partage la priorité à l’enquête et aux saisies. Or ces saisies, environ en 2023, restent minimes face à un marché de 3,5 à 6 Md€.

Sur la sévérité, Lisnard rejoint Le Pen et Attal. Attal a déjà porté sa mesure sur les mineurs : sa loi du 23 juin 2025 créait la comparution immédiate dès 16 ans. Le Conseil constitutionnel en a censuré l’essentiel : la comparution immédiate, l’extension de l’audience unique, l’affaiblissement de l’excuse de minorité et la détention provisoire d’un an pour les moins de 16 ans. Seuls la sanction des parents et le . Les peines minimales appliquées de n’ont eu aucun effet dissuasif à court terme, mais ont fortement accru l’incarcération. Juger les mineurs comme des adultes ne réduit pas leur récidive, et l’augmente même selon l’agence américaine .

Des places de prison restent nécessaires pour les auteurs dangereux. Il en manquait au 1er octobre 2025, et le nombre de détenus a encore augmenté de en un an, à 89 400. À ce rythme, 20 000 places seraient absorbées en trois à quatre ans. Pour les primo-délinquants à faible risque, le bracelet électronique réduit la récidive de à cinq ans par rapport à une courte peine de prison.

Sources des positions : Lisnard (programme sécurité, FAQ polices municipales, FAQ places de prison) ; Attal (convention de Renaissance, mineurs) ; Le Pen (programme 2024, mineurs, prisons) ; Glucksmann (projet de Place publique, narcotrafic) ; Mélenchon (programme, discours de Saint-Denis).

Maillon 7

La confiance et l’adaptabilité

La solution logique

Protéger les travailleurs plutôt que les emplois : des contrats souples, adossés à la formation et à l’accompagnement vers un nouvel emploi, avec des obligations réciproques. Des règles simples et stables. Des institutions qui redonnent confiance.

  1. David LisnardContrat unique, accords d’entreprise ; référendum élargi, y compris d’initiative citoyenne ; septennat ; libertés locales
  2. Gabriel Attal« Constitution du travail », plafond d’heures supplémentaires supprimé ; journée annuelle de référendums
  3. Marine Le Pen35 heures inchangées ; référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution
  4. Raphaël GlucksmannPriorité aux accords de branche ; « garantie à l’emploi » ; droit d’initiative citoyenne
  5. Jean-Luc MélenchonPrincipe de faveur rétabli, 32 heures ; référendum d’initiative citoyenne, y compris pour révoquer les élus ; 6e République

Ce qui départage les candidats

Le pessimisme collectif est record : en 2025, des Français jugent la France en déclin. En 2026, la confiance dans la politique tombe à , mais atteint 60 % pour les maires. Tous les candidats proposent davantage de référendums ; Lisnard y ajoute les libertés locales, que ce contraste conforte.

Le comité Nobel juge la flexicurité à la danoise prometteuse : protéger les personnes plutôt . Lisnard et Attal sont les seuls à en assumer la moitié flexible. Ni l’un ni l’autre n’en précise l’autre moitié : au Danemark, l’activation et les obligations des chômeurs ont compté plus que la . En France, la dégressivité n’est démontrée que pour les hautes allocations, où elle relève le retour à l’emploi de à 39 %.

Sources des positions : Lisnard (discours de Bayeux, 2026, programme) ; Attal (travail, référendum) ; Le Pen, programme 2024 ; Glucksmann, projet de Place publique ; Mélenchon (temps de travail, discours de Saint-Denis).

Le résultat

La puissance

La solution logique

Une économie qui produit d’abord. Une dette maîtrisée, car ses intérêts coûtent déjà plus que la défense. Le nucléaire comme atout. Une défense financée sans dette nouvelle.

  1. David LisnardSix EPR ; budget des armées en hausse ; 200 Md€ d’économies, dont 40 pour le déficit
  2. Gabriel Attal14 EPR et petits réacteurs dès 2030 ; 150 Md€ d’économies, déficit nul en 2037, règle d’or
  3. Marine Le PenNouveaux EPR et petits réacteurs ; loi de programmation militaire sanctuarisée ; 140 Md€ d’économies par an d’ici 2032
  4. Raphaël GlucksmannNouveaux EPR, nombre non fixé ; fonds européen de défense de 500 Md€ emprunté en commun
  5. Jean-Luc MélenchonSortie du nucléaire ; aucune économie ; 106 Md€ de recettes et 82 Md€ de dépenses nouvelles

Ce qui départage les candidats

En 2025, la charge d’intérêts atteint . Elle dépasse l’effort de défense, à . Atteindre l’objectif de du PIB en 2035 coûterait environ 43 Md€ de plus par an.

Lisnard affiche le plan d’économies le plus large : au moins par an en fin de mandat, soit environ 6,7 % du PIB. Mais sa clé de répartition n’en consacre que . Attal fixe une trajectoire jusqu’à l’équilibre. Le Pen affiche 140 Md€ par an, mais revenir à 60-62 ans coûterait cher. Mélenchon ne prévoit aucune économie.

Sur le nucléaire, quatre candidats sur cinq veulent de nouveaux réacteurs, et Attal va le plus loin. L’atout est réel : il produit de l’électricité française en 2025.

> À retenir > - David Lisnard est le plus aligné sur le coût du travail, la flexibilité et les impôts de production. Il lui reste à trancher la durée de la vie active et la forme de la capitalisation, et à renoncer à une sévérité pénale contraire aux preuves. > - Gabriel Attal est proche de Lisnard, plus net sur la durée et le primaire. Mais son financement reste à répartir, et son bilan de 2024, désmicardisation non tenue et déficit de 5,8 %, n’apporte aucune garantie. > - Marine Le Pen est alignée sur les impôts de production et le nucléaire, mais va à l’inverse sur la retraite et mise sur la sévérité. > - Raphaël Glucksmann est aligné sur l’enquête, les saisies et le nucléaire, mais va à l’inverse sur le coût du travail et la retraite. > - Jean-Luc Mélenchon va à l’inverse du cercle sur presque tous les maillons. > - Deux angles morts sont communs à toutes les propositions relevées : l’ouverture des marchés protégés et le cumul études-emploi des jeunes.

Sources des positions : Lisnard (FAQ nucléaire, FAQ armée, FAQ 200 Md€) ; Attal (convention de Renaissance, finances publiques) ; Le Pen (programme 2024, défense, économies) ; Glucksmann (France 24, projet de Place publique, franceinfo) ; Mélenchon (programme, contre-budget).

À retenir

  1. David Lisnardest le plus aligné sur le coût du travail, la flexibilité et les impôts de production. Il lui reste à trancher la durée de la vie active et la forme de la capitalisation, et à renoncer à une sévérité pénale contraire aux preuves.
  2. Gabriel Attalest proche de Lisnard, plus net sur la durée et le primaire. Mais son financement reste à répartir, et son bilan de 2024, désmicardisation non tenue et déficit de 5,8 %, n’apporte aucune garantie.
  3. Marine Le Penest alignée sur les impôts de production et le nucléaire, mais va à l’inverse sur la retraite et mise sur la sévérité.
  4. Raphaël Glucksmannest aligné sur l’enquête, les saisies et le nucléaire, mais va à l’inverse sur le coût du travail et la retraite.
  5. Jean-Luc Mélenchonva à l’inverse du cercle sur presque tous les maillons.
  6. Deux angles morts sont communs à toutes les propositions relevées : l’ouverture des marchés protégés et le cumul études-emploi des jeunes.
AnnexeRegistre des constats et liste des sigles